Prashnopanishad
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corps agissent des courants électriques. Elle le prouve au moyen d’un appareil délicat qu’elle a inventé pour pouvoir observer plus minutieusement qu’avec les seules ressources des sens. Examinons le cerveau. A chaque expression d’une pensée, il s’y produit des courants électriques ; si vous appliquez rinstrument au cerveau, il répondra au courant, et la fine aiguille donnera une oscillation qui en indique le passage, et prouvera physiquement la présence de cette action électrique. Vous trouverez la même chose dans le corps entier, dans le muscle qui se contracte et partout ailleurs. Vous trouverez des courants électriques dans toute partie du corps où s’accomplit une fonction active. Employez l’instrument et l’électricité se montre, l’électricité qui n’est que le nom occidental d’une forme de l’activité prânique. La science nous dit encore que partout où il y a de l’électricité il y a de l’éther, et que sans éther l’électricité ne saurait se manifester. Traduisons ceci en phrases plus antiques ; partout où il y a Prâna il y a aussi de l’Akâsha, et sans Akâsha Pràna ne peut se montrer. Ainsi Prâna est l’organisateur et le directeur de l’Annamayakosha de l’homme et en maintient la complexe agrégation.
LE CORPS D ACTION
La nature de Thomme et de ses parties constituantes doit commencer à s’éclaircir un peu; et réfude de la vie va nous expliquer la mort. Car que sera la mort? Ce sera le retrait de celte énergie extériorisatrice d’Atmâ de l’enveloppe du corps physique. Naturellement, elle n’enlève pas Atmâ des cellules du corps, mais elle retire Atmâ en tant que Prâna, comme énergie de coordination de l’enveloppe. Les cellules du corps se séparent les unes des autres ; chaque cellule agit à sa façon, manifeste sa vie à elle, sa propre activité, mais il n’y a plus d’action coordonnée. Ainsi dans le cadavre vous voyez pousser les cheveux ; il y a donc de la vie ; seulement ce n'est pas la vie dans l’enveloppe du corps; c’est la vie dans les cellules constituées, qui ne sont plus dirigées par le Prananiayakosha de Thomme. Réfléchissez-y à loisir, et vous verrez comment ces enveloppes vont être employées, comment nous pourront démêler leur objet et leur utibté, lorsque nous aurons saisi et compris leur ensemble. Nous tenons maintenant deux enveloppes, Tenveloppe charnelle et l’enveloppe prânique ; l’enveloppe charnelle, chargée de recevoir les impressions du monde extérieur, et l’enveloppe de Prâna chargée de
les traiîsmettre ; énergie expansive qui dirige et coordonne^ maintient le corps ensemble et le soumet au « Moi » en cours d^édiûcation progressive, à rintelligence consciente de l’homme. Vous conclurez de là que Prâna est le grand transbordeur; qu’il transmet au dehors l’énergie motrice, qu’il récolte et transmet au dedans tous les contacts de Funivers extérieur; les amassant toujours à l’intérieur, et formant ainsi comme un pont entre toutes les enveloppes de Fhomme. Car cette activité prânique fonctionne dans chaque enveloppe, et amasse les expériences de l’enveloppe la plus externe pour les transmettre à la plus intime. La Kaushitakopanishad nous dit que quand vient la mort Prâna ramasse tout ensemble, et se retirant du corps, passe le tout à l’intérieur à Celui qui connaît.
Les deux enveloppes dont nous nous sommes occupés forment ensemble l’Upâdhi inférieur d’Atmâ. Ces deux Koshas réunies constituent ce que nous appelons le Sthùlopâdhi. Si vous me demandez pourquoi j’attire votre attem lion là-dessus, je vous répondrai que bien qu’il existe cinq enveloppes, il n’y a que trois Upâ-
LE CORPS d’action
dhis, et qu’en Yoga, en science pratique, la cons cience agira séparément dans chaque Upâdhi*. C’est par le Raja Yoga, vous le savez, que l’on apprend tout cela. Le Raja Yoga enseigne comment on peut séparer les trois Upâdhis l’un de l’autre, et visiter ainsi les trois régions de l’univers, le monde sensible, le monde intellectuel et le monde spirituel. Les trois Upâdhis sont en rapport avec ces régions, tandis que les enveloppes sont en rapport avec les Prakritis distincts, avec les diverses espèces de matière. H. -P. Blavatsky dit à ce propos qu’à quelque nationalité qu’appartienne un Yoguî, — qu’il soit Hindou, Bouddhiste, Mahométan, ou qu’il se réclame de toute autre religion extérieure, — avant de pouvoir devenir un Adepte, un Mahâtmâ ou un Rishi, il doit passer par l’école de Raja Yoga, et apprendre cette leçon sans laquelle l’Adeptat est impossible. N’oubliez pas que ceci est la vérité. De ce côté de l’Himàlaya comme de l’autre, il n’y a qu’une école de Raja Yoga, une seule et pas d’autre, l’école orientale. De temps immémorial elle a existé, elle existera toujours et ne chan-