Mundakopanishad, II. II, 7. Traduction Em. Marcault
tation est plongé dans un repos que rien d’extérieur ne saurait troubler ; quand Tamour a pénétré chaque fibre ; quand la dévotion a illuminé la nature entière, au point de la rendre diaphane ; alors survient un silence,et dans le silence se produit un changement soudain: les mots ne peuvent le décrire ni les syllabes Texprimer, néanmoins le changement est accompli. Toutes les limites sont tombées ; les frontières de toute sorte se sont évanouies. Semblable aux étoiles qui oscillent dans l’espace sans bornes, le Soi est dans la vie illimitée, ne connaissant plus d’entraves et ne comprenant plus de bornes ; c’est rillumination dans la sagesse, la conscience d’une lumière parfaite qui ne comporte pas d’ombres et qui par conséquent ne se connaît pas elle-même en tant que lumière ; le penseur est devenu le connaisseur ; toute raison s’est éva- ' nouie et la sagesse en a pris la place ; qui dira ce que c’est, sinon que c’est la béatitude ? Qui tentera d exprimer ce qui est inexprimable en langage mortel, mais ce qui est vrai, ce qui existe? Cela est l’Anandamayakosha, où l’Atnià se connaît lui-mème ; sa nature est la béatitude ; toutes les sphères ont cessé tout le reste