Opus ciL, II
parlerai », c’est Atmâ, désirant prononcer des mots ; celui qui veut ainsi; « J’entendrai », c’est Atmâ, désirant écouter des sons ; celui qui veut ainsi ; « Je penserai », c’est Atmâ ; Manas est l’œil divin
Nous nous souvenons encore d’avoir lu que le désir s’éveilla dans le sein de l’Éternel et donna naissance à la manifestation *, et aussi que « la nature de Purusha est le désir * Gomment résoudre ce paradoxe? Gomment comprendre cette apparente contradiction qu’Atmâ est à la fois spectateur et agent, à la fois tranquille et actif, à la fois désintéressé et acteur, à la fois constant, immuable, et cependant l’unique agent dans l’univers des choses manifestées? Si nous pouvons comprendre cela, alors, certes, la route sera libre devant nous.G’est là le nœud de la difficulté, le grand problème que nous devons essayer de résoudre. En tant qu’Atmâ, Atmâ est tranquille ; en tant qu’Atmâ, Atmâ est immuable ; en tant qu’Atmâ, Atmâ est témoin ; entant qu’Atmâ, Atmâ ne fait rien et n’agit pas. Que veut donc dire l’Écriture en disant qu’Atmâ