SCÈNE XII
Les Mêmes, LE COLONEL, LYONlNIS, Quelques Officiera et Soldats, puis CAROLINE.
LE COLONEL, entrant vivement. Qu'ai-je entendu? ces coups de l'eu...
M. ROBERT. Colonel , ces traîtres voulaient vous assassiner ; ils sont mes prisonniers, je vous les livre.
LE colonel, lui tendant la main. Merci, mon brave... ton nom?
M. ROBERT. Jules Robert.
LE COLONEL. Je ne l'oublierai pas...
CAROLINE, entrant, et dans la plus grande inquiétude. O ciel! que veut dire ce bruit?., où est M. Robert?.. (L'apercevant et courant à lui.) Ah! blessé!..
LE COLONEL. Rassurez- vous, madame, cette blessure est heureusement légère... (Pendant que Lyonnis et Caroline ont pansé M. Robert, le colonel continue.) Emparez- vous de ces quatre misérables, et qu'on les fusille.
ALBANI; avec effroi. Fusillés!., sainte Vierge, sois-nous en aide!
le COLONEL, continuant. Atlaquer son ennemi en face, ou ruser avec lui par des moyens nobles, c'est de bonne guerre; mais profiter de la nuit pour le surprendre, et n'osant pas courir la chance d'un combat loyal, tenter de l'assassiner, c'est de la scélératesse; c'est se battre en brigands, et cela mérite la mort.
A ce moment uue assez vive fusillade se fait entendre au loin.
PREMIER PAYSAN, aveejoie. Ah! voilà qui du moins nous assure que nous ne mourrons pas sans vengeance! écoulez : Ce sont nos amis, nos compatriotes; tremblez qu'ils réussissent, car ils exerceront de terribles représailles!
Sur un signe du colonel on les emmène.
M. ROBERT. Et Jules ne revient pas; qu'est-il devenu ?.. Oh ! quelle anxiété ! quelle affreuse inquiétude!