‹ Le soldat de la République;Chapitre 28 sur 29 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

Les Mêmes, Troupes Françaises, LE CAPITAINE, puis bientôt après JULES.

Des tambours éloignés battent un rappel , des troupes ayant à leur tOte lo capitaine et plusieurs hommes portant des flambeaux, accourent en désordre et se rangent au fond.

LE CAPITAINE. Colonel, nos avant -postes sont attaqués; j'ai

rassemblé les troupes auxquelles vous n'aviez assigné aucun service, les voici : elles sont comme vos officiers, impatientes de connaître vos ordres.

le COLONEL. Marchons , c'est moi qui vais vous montrer le chemin, et l'endroit où il faut vaincre ou mourir.

CHOPART, à Falendrin. Allons, allons, v'Ià qu'on va se retaper, fais ton sac.

LE COLONEL, allant sortir. Tambours, battez la charge, et vous, enfans, l'arme au bras; partons.

LE CAPITAINE. Attendez, un cavalier accourt sur la route, il vient à nous...

UN SOLDAT. Qui vive?..

JULES , encore dans la coulisse. France !

Mouvement général. Jules paraît ; il est épuisé de Fatigue , Lyonnis qui a couru au devant de lui , le ramène sur le devant de la scène.

CAROLINE, courant d Jules. C'est lui!.. Dieu a donc exaucé nos prières !

M. ROBERT, le pressant dans ses bras. Mon fils!

LE COLONEL, vivement. Ah! parlez; votre message...

JULES, rapidement. A réussi au-delà de mes espérances , surpris, au moment où ils allaient eux-mêmes attaquer nos postes avancés, les villageois qui s'étaient réunis à quelques-uns des débris de l'armée sarde , viennent d'être défaits et mis en fuite par le renfort que j'ai rejoint et que je vous amène.

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