‹ Le soleil (volume 3)Chapitre 25 sur 45 · GG · texte numérisé non relu

GG

■^ it.î

rîz o. >

rr. 0,.')

dr o.i

lig. 7».

iHs:

ssb:

;Bë3

Afin de mettre cette loi en é\iclence tlans tous ses détails, nous reproduisons {Jig. 70) la courbe construite par M. Wolf pour résumer la marche des variations annuelles. M. Carrington a construit une courbe tout à fait semblable. Les abscisses représentent les années et les ordonnées le nombre des taches observées.

L'étude de cette courbe montre deux choses : 1° la période est bien undécennale, comme nous l'avions annoncé; 2" cependant elle n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire au premier abord ; en réalité, il y a deux périodes supei'posées, l'une semi-séculaire, l'autre undécennale; nous n'avons pas d'observations anciennes assez précises pour reconnaître la loi de la variation séculaire, nous ne pouvons que constater son existence.

Les derniers travaux de JNL Wolf fixent la durée de cette période à 55 ans |- Selon Loomis , une période de calme régna entre 18 10 et 1825.

3° Il est intéressant de comparer les époques obtenues par M. Wolf pour les maxima et les minima avec celles de ]\L de la Rue. Les époques de M. de la Rue sont les suivantes :

Minimum. Maximum.

lntcr\iiUcs entre les nii/iiina.

Ans.

Moyenne •<^>99

I/iteivallcs entre les ma.rinid.

Ans.

Moyenne 1 i ,35

Ces nombres s'approchent l^eaiieoup tle la période de 1 1 ans 7j- tromce par ^I. Wolf; avec ini aussi petit noniljre de périodes, il était impossible d'espérer mieux.

4" Il V a cependant de grandes irrégularités dans le détail des différentes séries; pour en donn(M' inie idée, nous reproduisons ici [Jig. yr) la courbe donnée par ]M. de la Rue ('), sur laquelle on peut suivre la marche accidentée du phénomène. La ligne ponctuée indique les valeurs movennes, la ligne pleine fait connaître les valeurs réelles.

La phase la ])his saUlante de celte courbe, c'est une recrudescence très-sensible qui se produit très-peu de temps après le maximum proprement dit.

(') Pliilosophi'cal Triuisaccioiis, PI. W'XI; 1S70.

5^* Les passages des maxima aux minima sont accompagnés d'une circonstance assez curieuse. En disposant les taches d'après leur longitude et leur latitude sur un diagramme assez

Fi[j. 71.

serré, 31. Carrington a montré que leur latitude va en décroissant à mesure qu'on approche du minimum; puis, lorsque leur nombre va en croissant, elles se montrent à une latitude plus élevée. Cette loi se vérifie encore dans la dernière période, à partir du dernier minimum qui s'est produit en 1867, comme il résulte des observations de 31. Sporer et des nôtres. Le tableau suivant peut servir à étudier le fait que nous venons de signaler; la. Jig. G9, construite, dans sa partie inférieure, d'après le même tableau, montre encore mieux la manière dont varient les latitudes , et comment elles passent quelquefois sans transition d'une valeur à une autre.

Tahlcau dc^ Intittidcs ni(\i rnncs et des fit-ijucnca des taches of/senées

par M. Si'oRFR.

lll.MISPlIKnE M)RD.

lltMISPUÈRE Sl'D.

LES DF.tX UKMISPUËRES.

Fréquente.

Page 1