INTRODUCTION. TI
Ces premiers moyens d'observation eurent bientôt produit tout ce qu'on pouvait en attendre. Il en résulta un temps d'arrêt dans les progrès de nos connaissances et une indifférence profonde pour ce genre de recherches. On désespérait même de cette branche de l'Astronomie lorsque W. llerschel se mit à l'œuvre avec les instruments qu'il avait construits de ses propres mains. L'étude du Soleil fit avec lui de grands progrès, mais ses découvertes et ses méthodes lui restèrent personnelles comme ses instruments ; il n'eut pas d'imitateurs, et après lui commença un second temps d'arrêt.
Cependant l'Optique faisait des progrès; les grands instiHiments devenaient plus nombreux et préparaient de nouvelles découvertes; mais ils ne faisaient que les préparer, car ces instruments si perfectionnés restèrent assez longtemps inutiles; c'est seulement de nos jours qu'on a trouvé des méthodes permettant d'employer à Tétude du Soleil les grossissements énormes auxquels se prêtent les plus grandes lunettes.
Mais ce qui a fait surtout avancer la Physique solaire, c'est le perfectionnement de la théorie mathématique des mouvements célestes. Lorsque, dans le calcul d'une éclipse, on fut parvenu à déterminer d'une manière précise les lieux où devait passer la ligne centrale de la totalité, alors seulement les astronomes purent se réunir en grand nombre dans ces