‹ Le soliloque enflammé de Gerlac PetersChapitre 143 sur 161 · LE MÉPRIS DU MONDE · texte numérisé non relu

LE MÉPRIS DU MONDE

monde ont-ils été fidèles à leur Créateur? Au jour des Rameaux c'est glorieusement qu'ils le reçoivent ; ils sortent au-devant de lui, et chantent : « Hosanna au Fils de David, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Matt., ch. 21, v. 9). Peu de temps après, le vendredi, ils paraissent devant Pilate en criant : Qu'il soit crucifié, qu'il soit crucifié! « si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne vous l'aurions pas livré » (Jean, ch. 18, v. 30). Et tandis qu'il était attaché à la croix, ils se moquent de lui : « Sauvetoi toi-même ; si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix » {Matt., ch. 27, v . 40). Ils l'avaient reçu avec des palmes, des fleurs et du feuillage, puis ils l'ont couronné d'épines verdoyantes, et frappé avec des verges. Ils avaient étendu leurs vêtements sur sa route, ils le dépouillèrent de ses vêtements devant la croix; les honneurs qu'ils lui avaient rendus, ils les changèrent en outrages.

Les dangers qui proviennent de l'amour du monde doivent aussi nous pousser à haïr le monde et à le mépriser. « Ne savez-vous pas, au témoignage de saint Jacques, que l'amitié du monde c'est l'inimitié contre Dieu? Quiconque veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu » (ch. 4, v. 4). De plus, le monde a haï le Seigneur Jésus et tous ses amis. Lui-même l'avait annoncé aux apôtres pour leur consolation : « Si le monde vous hait, sachez qu'il m'a haï avant vous » (Jean, ch. 15, v. /7).

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