‹ Le soliloque enflammé de Gerlac PetersChapitre 144 sur 161 · Il prouve qu'il méprise vraiment le monde · texte numérisé non relu

Il prouve qu'il méprise vraiment le monde

2oo LE PARADIS DE L'AME

celui qui ne prête pas attention à la noblesse de la naissance, qui ne cherche pas les plaisirs, et qui ne souhaite ni les richesses ni les honneurs. Tel fut Moïse, dont il est dit dans Vêpître aux Hébreux, cb. 1 1 ,v. 24-26 : « C'est par la foi que Moïse, devenu grand, renonça au titre de fils de la fille de Pharaon (voilà le mépris de la noblesse), aimant mieux d'être maltraité avec le peuple de Dieu que de jouir des délices passagères du péché (c'est contre le plaisir), il considéra l'opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l'Egypte (mépris des richesses), car il avait les yeux fixés sur la récompense. »

Une autre preuve que l'on méprise le monde, c'est de n'être point charmé par ses flatteries ni effrayé par ses menaces, ni ému par les louanges des hommes ou leurs reproches. Saint Paul pratiquait ce mépris du monde quand il s'écriait : «J'ai voulu tout perdre et j'ai considéré toutes choses comme de l'ordure, afin de gagner le Christ » (lettre aux PbilUpp., cb.], v.8).

5. Une preuve que l'on ne méprise pas vraiment le monde, c'est de ne commencera s'abstenir de son amour et de ses séductions que lorsqu'on ne peut plus s'y adonner, à cause de la vieillesse ou de la pauvreté; dans ce cas, on n'abandonne pas le monde, mais c'est par lui qu'on est abandonné. Combien, hélas! qui cessent de pécher alors seulement qu'ils ne peuvent plus le faire!

wçv^?çv?ç>i?swi?rmy^^

Page 1