I. PS. XLI, 4. — 2. PS. XLV
3. Il ne s'agit pas de la séparation éternelle en enfer, la suite 1»> montre bien, mais des épreuves envoyées par Dieu en cette vie.
connaissez des blessures, et surtout aux yeux ; je les supporterai volontiers à cause de vous : pourvu que je guérisse et que je devienne apte à vous contempler.
Quel mortel me consolerait si vous vous éloigniez de moi ? De misérables consolations s'offrent en foule à mon cœur, sans que je les cherche, je devrais plutôt les appeler de méprisables désolations ; mais toutes me sont à charge; car j'ai expérimenté, dans une certaine mesure tout au moins, que votre croix est douce, et m'en détourner si peu que ce soit m'est amertume et désolation. Je préfère la plus amère tribulation et la mort, à toutes consolations étrangères que je pourrais rechercher, de quelque côté qu'elles pusseut me venir. Si parfois elles s'insinuent dans mon âme, par suite de mon inattention, ou de l'affaiblissement de mon amour pour vous, je ne trouve en elles aucun repos.
Et voici que ceux qui vous aiment et qui vous contemplent sans obstacle me disent : « D'où vient que l'on te voit si fréquemment lever les yeux au Ciel ? Pourquoi regardes-tu ainsi et soupires-tu après Celui qui habite une lumière inaccessible ' ? 11 est Celui qui se cache dans les ténèbres et s'élève clans la nuée"1. Et bien qu'il soit
i. I Tim., vi, i(i. — 2. IN. wii, ia; cm, 3.
enveloppé de nuages el d obscurité1, cependant la justice et le jugement révèlent sa face, el une vie toute sainte est, en vérité, le fondement et la préparation de son trône *. ILest Celui devant qui les montagnes fondent comme la cire 3 ; et non seulement les montagnes, mais le ciel et la terre, et tout ce qu'ils contiennent, el l'âme elle-même, s'écoulent el défaillent devant la révélation de sa face, comme tu pourras l'expérimenter et le senti r, lorsque tu te tiendras en sa présence pour le conlenipler.
Examine donc d'abord quelle attitude tu dois prendre devant lui, de quel amour tu dois l'aimer, de quel regard purifié tu dois le contempler. Passant par-dessus tout le créé, considère, non avec des yeux malades, mais avec des yeux sains, sa face glorieuse, et vois comme tout passe et s'évanouit devautelle, et comme tu passes toi-même avec toutes choses, et dis-nous ce qu'il t'en semble, nous désirons vivement le savoir ; et, si tu veux prêter l'oreille, écoute co que nous te disons : « Plût à Dieu que tu fusses au milieu de nous, pour admirer la gloire de sa face ; tout le reste alors ne te paraîtrait plus que néant. Ah ! si, introduit en ce séjour où Dieu est tout en tous *, tu pouvais porter le regard jusque dans ces profondeurs de l'Être, dont l'homme,