Sag., iv
Dr Moll qui a donné cet ouvrage à l'impression d'après le texte de deux manuscrits de la Bibliothèque de Bourgogne, à Bruxelles. Il l'a fait précéder d'une notice sur l'auteur1. On trouve dans ce premier ouvrage, plus encore que dans le Soliloque, une parenté d'esprit avec l'auteur de V Imitation.
Nous ne dirons rien des lettres à Lubbe, données par le D1 Moll dans l'article précité, ni du traité De libertale spiritus, qui existait encore au dix-septième siècle dans la Bibliothèque des Béguliers de Tongres, mais qui semble maintenant perdu.
Le Soliloquium est l'œuvre maîtresse de Gerlac. Il fut composé d'une façon assez singulière : ce sont des pensées qui ont été écrites sur de petites feuilles de parchemin détachées et sur des ardoises , in diversis membranis qaaternulis aut pétris \ Il ne les avait pas écrites pour être publiées, mais par dévotion et pour son édification personnelle. C'est ce qu'il avouait, lorsqu'étant sur son ht de mort, il demandait à son prieur, Jean Vos de Heusden, de livrer au feu tous ces morceaux de parchemin. « Mon bien cher frère,
1. Kerkhistorisch Archief, verzameld door N. C. Kist en W. MoU, t. II (1859), pp. 145-246.