‹ Le soliloque enflammé de Gerlac PetersChapitre 34 sur 161 · I. Isaï., LYIII, IO. 2. PS. X · texte numérisé non relu

I. Isaï., LYIII, IO. 2. PS. X

recherchons que ce Bien suprême, ce Bien unique, caché, immuable, en qui nous avons tout, et en dehors duquel tout nous paraît vil et de peu de prix. S'il nous refuse ces choses étrangères, nous voulons volontiers nous en passer comme de choses superflues.

Que si la nature se trouble et fléchit et a quelque peine à supporter les incommodités et les contrariétés, et qu'elle s'inquiète de n'avoir pas tout à souhait, cela nous touche peu; qu'elle reste dans cet état inférieur, et qu'elle n'y entraîne pas l'âme. Mais le parfum versé d'en haut et qui descend jusque dans ta barbe, c'est-à-dire dans les puissances supérieures de l'âme, descend parfois jusqu'à la frange du vêtement1, jusqu'au cœur et jusqu'aux sens, qui eux-mêmes ne désirent plus rien, sinon que la volonté de Dieu se fasse sur notre terre comme dans notre ciel, afin que leurs murmures et leurs impatiences elles-mêmes s'apaisent et qu'ils portent plus légèrement toute incommodité et toute tribulation.

Si nous nous laissons ainsi mener par la jrrâce de Dieu, sans nous en écarter jamais, nous serons toujours dans la lumière, et si ce n'est pas dans une lumière sensible dont nous puissions goûter le charme pénétrant, c'est du moins dans cette lumière dans laquelle nous ne recherchons

i. Ps. CXXXII. J.

et ne désirons que ce que Dieu veut bien donner, que ce soit ténèbres ou lumière.

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