‹ Le soliloque enflammé de Gerlac PetersChapitre 72 sur 161 · CHAPITRE IV La Patience · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV La Patience

i . Il y a patience vraie et parfaite à supporter des dommages avec résignation, non seulement lorsqu'on est coupable, mais encore si l'on est innocent; à l'exemple de Job qui disait : « Je n'ai point péché, et cependant mes yeux s'attachent à la peine et à l'amertume » (cb. /7, v. 2). Sans doute, un mauvais traitement est plus intolérable à un innocent qu'à un homme coupable ; néanmoins il est possible et il faut que cela soit plus doux à supporter, quand la conscience n'a le remords d'aucun péché, que si quelque faute précédente avait mérité ce châtiment.

Saint Pierre le déclare en disant : « Que personne parmi vous ne souffre comme meurtrier, voleur ou malfaiteur, ou comme avide du bien d'autrui. Mais si c'est comme chrétien, qu'il n'en ait pas honte ; qu'il glorifie plutôt Dieu pour ce nom même. >> (/re lettre, cb. 4, v. /5). « En effet, il vaut mieux souffrir, si Dieu le veut, en faisant le bien qu'en faisant le mal » (cb. 3, v. /7). « Quel mérite y a-t-il, si, après avoir péché, vous supportez d'être frappés?

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