LIVRE VIIT
» partie de ses secrets. Ami du roi » de France, et secondé par les cours ï) du Nord, à la tête d'une armée belli- )) queuse, et prêt à envahir la Lorraine, )) Palzo se fraie en ce moment une route )) au trône. Avec lui, et pour lui com- » battra Louis XI. Il ne m'est pas per- )) mis de m'expliquer davantage à ce )) sujet : sacliez seulement qu'une dé- » pèche importante reçue hier soir pen- )) dant la fête , lui apprend que le voile )) qui couvre sa vaste entrepnse com- )) menée à être soulevé par ses enne- )) mis ; qu'il est temps d'exécuter ses » immortels desseins , de frapper les )) coups terribles qu'il a préparés , et )) d'assurer un succès qui ne paraît pas )) douteux : tout délai ne peut plus être » (|ue funeste; et la coiu'onne attend le )) vaiiKjueur.
- » Le prince n'a donc plus ini instant )) à perdre; il faut (|u'il quitte lllelvétie, » et (ju'il vole où l'attend la gloire; maiSj^
)) amant passionné autant que héros in* » trépide , Palzo ne voudrait s'élancer )) aux champs de la victoire que paré du :» titre de voire époux.. »
Elle dit : son langage perfide et ses révélations artificieuses ont produit sur l'orplieline un effet totalement contraire à celui qu'elle avait attendu. La fille de Saint-Maur lui adresse ces paroles énergiques : — « Ma résolution vient d'être )) raffermie. Un diadème légitime n'eût )) point ébloui mes regards ; un trône )) usurpé me ferait horreur. La route té- » nébreuse des conspirations n'est point )) le chemin de la gloire; et jamais un » chef de rebelles ne sera l'époux d'£- » lodie. »
A ce discours, prononcé avec autant de dignité que d'assurance, la comtesse courroucée commande encore à sa fureur. Son front n'est que sévère , et sa voix n'est que solennelle.
— « Orpheline d'Underlach, dit-elle,