‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 106 sur 205 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

» lesresolLilions d'un enfantnesonlpoint » des obstacles pour une mère. Puisque )) des paroles de tendresse et de persua- )) sien n'ont aucun empire sur votre )) âme, puisque ni la puissance des bien- )) faits, ni les prièies de l'amour ne peu- )) vent ébranler vos refus, je dois aux )) mânes d'Herstall, je dois à ma dignité )) personnelle , je dois au Ciel qui vous y) a confiée à mes soins , l'inébranlable )) arrêt que je vais prononcer. Avant que )) l'aurore ait trois fois éclairé l'iiorizon, )) le prince de Palzo sera votre époux. )) Se levant à ces mots, sans attendre une réponse, la comtesse jette un regard «le mépris et d'indignation sur l'orpheline, et se retire en ses appartemens.

Déjà les ordres de la comtesse s'exécutent. L'hymen d'Elodie et de Palzo est solennellement publié. Des tentures précieuses couvrent les murailles de l'anti- <[ue chapelle. L'autel , cliai'gé de nom-

breuses oITrancles , est paré de riches flambeaux. Des vases brillans , des tapis somptueux décorent l'enceinte sacrée.

De toutes parts on hâte les préparatifs de la cérémonie nuptiale. L'arrêt de la comtesse est irrévocable ; et le sort de l'orphehne est fixé sans retour.

Le moment fatal approche. Il n'est aucun moj^en de flécliir la comtesse. Au pouvoir des tyrans qui l'observent, l'infortunée captive voit couler les heures avec épouvante. C'en est fait ! le désespoir est dans son âme : elle allumera le fanal de la tour. Qui pourrait la secourir, si ce n'est l'Iiomme des merveilles !... Qui pourrait la sauver , si ce n'est le Solitaii'e !...

De son manteau semé d'étoiles la nuit couvrait les célestes voûtes. Les montagnards, occupés dans la chapelle aux apprêts de l'odieux hyménée , depuis long-temps avaient quitté leurs travaux.

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