‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 108 sur 205 · LIVRE Vlir · texte numérisé non relu

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i» lime; et le flambeau funè])i'e de l'Iiy- » raen doit s'allumer avant les torches )) sanglantes de la guerre. Hàtons-nous ! )) que le l'anal brille. »

Elle dit ; et la nouvelle Héro , montée sur la plate-forme de la tour, seule, au pied du pliare, appelle un autre Léandre. D('jà la clarté du fanal perce au loin l'obscurité des nuits. Le ciel était pur^ le temps était calme , les étoiles scintillaient au firmament ; et seuls , de légers zéphyrs agitaient le voile d'Elodie. Contre le phare protecteur, la vierge d'Underlach tombe à genoux; et l'œil fixé sur les montagnes du lac Morat , elle s'écrie d'une voix plaintive : — (C Solitaire ! Elo- )) die t'appelle. »

Et accoutumée aux prodiges de l'homme du mont Sauvage , se persuadant qu'il a pu l'entendre, elle écoute si l,cs souph'S de la brise nocturne ne lui pojtent point une réponse.

Telle qu'une ombre heureuse, Elodie

pi'osternée , demeure un instant iinmo hûe ; ses voiles transparens donnent une foiTiie aérienne à sa personne céleste.

Comme une étoile de la nuit , elle apparaît sui'latour, inconnue et silencieuse : ou plutôt , blanche , mélancolique , et , par le phare éclairée , comme l'espérance fugitive et fantastique , elle semble une pâle vapeur d'où s'échaj^pe un rayon des

L'amante de l'Erèbe et la mère des JSonges avait achevé lamoitié de sa course ténéljreuse , lorsque Elodie , quittant la plate-forme de la tour, redescend vers sa cellule sans bruit et sans obstacle. Elle essaie de se livrer au repos 3 vains elForts ! le sommeil fuit de sa paupière , .et , sur sa couche brûlante , s'étendent à ses cotés la douleur, l'inquiétude , la crainte et l'insomnie.

L'aube orientale avait à peine argent^' l'horizon. L'orpheline, accablée de las-

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