‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 155 sur 205 · LIVRE xr · texte numérisé non relu

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» Louis XI étonné prononce tous les serfnens que j'exige. La paix est jurée sur la croix de Charlemagne ; et le roi de France marclie à ma suite contre les Liégois. Comme un humble vassal , il arbore mes enseignes ; il combat sous mes bannières; et mon armée après plusieurs succès arrive triomphante sous les murs de Liège.

)) A cette époque , parmi les héros bourguignons , je remarquai le jeune Ecberl. Enthousiaste de la gloire, il s'était couvert le front de lauiiers partout oii son bras avait combattu. Ecbert me parut digne d'être mon frère d'armes ; je l'approchai de ma persoime ; je le comblai de distinctions; je le nommai comte de Norindall. Son admiration pour ma vaillance était portée jusqu'au délii'e , et son dévouement jusqu'au fanatisme.

Autant son imagination était ardente , autant son âme était pure. Ecbert s'a-

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perçut que jeriiimaii. et son attachement poiu' son prince devint dès ce moment une sorte didolàtiie.

» Mais aux riTes de la Meuse . un des premiers chàtimens célestes attendait le coupable Charles. ]Non loin des murs de la Tille assiégée , suivi d Ecbert et de quelques chevaliers , je traversais une foret épaisse. Une profonde nuit enveloppait la terre : égaré de ma route , j'aperçois au loin . à travei^ les sapins , une lumière vers laquelle je me dirige : là s élevait un antique manoir. Tj demande rLospitahté pour quelques heures: j v suis reçu. >ul maître, dit-on, n'occupe en ce moment cette demeure , et cependant des serviteurs zélés nous V prodiguent les soins les plus empressés.

ij En un vaste et sombre appartement on a conduit mes pas. Accablé de lassitude . je me jette tout armé siu' mon

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