‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 32 sur 205 · LIVRE If. Gq · texte numérisé non relu

LIVRE If. Gq

» missionnaii'C. » — « De sa robe de )) missionnaire ! s'éciie Elodie en saisisy) santle bras d'Herstall: ali! vous aviez )) raison... »

Troublée, et pourtant sati.sfaite, elle questionne encore Marceline sur son bienfaiteur. Ses vêtemens, sa démarche, son accent , son regard , Marceline a toutdétaillé; et la fille de Saint-Maur ne peut plus douter que l'inconnu de la chapelle ne soit le Solitaire du mont Sauvage.

Après avoir porté des secours et des consolations aux plus malheureux de la vallée , les deux vieillards reprennent la route del'aljbaye. Pensive et silencieuse, l'orpheUne devance leurs pas ; elle se répète les paroles pleines d'enthousiasme de la vieille Marceline : — ce INon, se )) disait-elle ; le génie de la bienfaisance, » l'astre de la montagne, l'esprit sau- » veur , le Solitaire enfin, ne peut être » une puissancedu mal. On lui reproche )) son existence mystérieuse! Mais Dieu

yO LE SOLITAIRE.

j) lui-même n'est-il point tout mystère! )) On l'accuse de fuir la société des » hommes! mais les plus saints mortels )) n'ont -ils point choisi pour demeure y> les déserts de la Thébaïde ! Une âme » contemplative et pieuse aime la soU- » tude et le mystère. »

Depuis sa visite h la chaumière de Marceline, Elodie ne repoussait plus avec effroi de sa pensée le souvenir des évènemens de la galerie. Ses craintes d'être suivie dans ses promenades solitaires s'étaient entièrement dissipées; et lorsqu'au milieu des jardins du cloître quelque léger bruit se faisait entendre auprès d'elle, son trouble n'était plus celui de la terreur. Sans se rendre compte de son vague désir, plusieurs fois l'orpheline avait parcouru le parc avec l'es- ■ pérance secrète de se voir observée ; ses yeux cherchaient sur le sable l'empreinte de pas étrangers 3 et sa corbeille

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