‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 37 sur 205 · LIVRE iir, 8i · texte numérisé non relu

LIVRE iir, 8i

mes et de chevaux se fait entendre dans la cour du monastère. Chef des chevahers voyageurs , le comte Echert de IVoiindall se présente devant Herstall, et bientôt tout est expUqué.

Depuis ladc'falte et lamort deCharlesle-Témëraire , le duc de Lorraine, rentré vainqueiu' dans sa capitale , gouvernait en paix ses Etats. Mais Louis XI régnait^ et ce prince ne pouvaitsupporterla tranquillité étaJjUe chez les peuples voisins. Après avoir, dans le principe , engagé le duc de Bourgogne à conquérir la Lorraine , et promis, par le traité de Soleure, de n'y mettre aucun obstacle; après avoir ensuite déclaré qu'il trouvait odieuse l'usurpation de Charles; après avoir depuis soutenu ou paru soutenir les droits de René, qu'il avait proclamé seul légitime souverain de la Lorraine, tout à coup il prétend que , par les femmes , cette même Lorraine a du lui être

échue en héritage j et ses troupes marchent sur INancy .

Déjà le Iloi de France s'est emparé du Barrois (i). René demande instamment des secours à l'empereur d'Allemagne , et de toutes parts lève des armées pour défendre son territoire.

Les cantons suisses s'intéressaient vivement à ce jeune prince adoré de son peuple. Le comte Ecbert de Norindall avait été envoyé par le duc de Lorraine solliciter de la répuhhque helvétique quelques puissans renforts; et c'est après avoir en partie réussi dans son importante mission , que le noble chef ami de lléné, en reportant ses pas vers Nancy, traversait, suivi d'une escorte nombreuse, la tranquille vallée d'Underlach.

La famille du comte Ecbert était con-

(i) Province appartenant au duc de Lorrai.ae.

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