LIVRE III. gCjl
y) apprendre! riiommenjerveilleiix veille » aussi sur vos destinées. )) — «Sur mes )) destinées! répète la jeune fille enrou- » gissant. )) — (( Je reviens de l'abbaye ; y> je vous cliercliais , reprend solennelle- » ment Marceline en la tirant à l'écart. » Ecoutez-moi : hier soir, à cette même )) place, il a reparu devant moi; ici j'ai » revu le Solitaire. Demain, m'a-t-ildit, » va trouver la vierge d' Underlach , et )) répète-lui ces paroles : Le duc de Lory) raine a promis sa sœur au comte de » Norindall: Vam.our naissant d^Ecbert )) pour une autre que sa fiancée , peut )) ouvrir ici pour tous un ahime de cala- » mités. )) — f c O ciel ! s'écrie Elodie , il » vous a tenu ce discours! » — « Et m'a )) chargée de vous le transmettre. » — « Eh quoi! poursuit l'orpheline, à peine » les troupes lorraines sont arrivées au » monastère , et déjà le Solitaire con- » naît leur chef, son nom , ses engage- » mens, ses destinées , et jusqu'au secret
)) de son amour naissant! » — c( En me » donnant ses ordres, ajoute Marceline, » son accent était somlDre et sinistre, )) son front sévère et menaçant. La lune )) éclairait son visage pâle ; et sans l'é- » tonnante beauté de ses traits , j'eusse )) hésité à le reconnaître. Sa voix , dont )) il cherchait à miodérer l'éclat , sem- )) blait le premier souffle d'une tempête , )) et son regard la première lueur d'un j) incendie. »
Après cet effrayant tableau, reconduisantElodie au monastère : — «Noble )) fille d'Underlach, reprend Marceline, )) ne néghgez point l'avertissement du y> génie de la montagne jiien ne paraît lui )) être inconnu , et tout semble lui être yy possible :fuyezEcbert dejXonndall,et » comptez, sur le Solitaire. »