‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 46 sur 205 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

JrENDANT trois jours le comte de Norindall et ses compagnons ont séjourné à l'aljbaye. Ecbert lutte en vain contre I amour qu'Elodie lui a inspiré : chaque instant accroît l'ardeur brûlante de ses sentimens j et le secret de son cœur n'en est plus un poui' ses guerriers.

Depuis l'arrivée des chevaliers lorrains au prieuré , quatre fois l'astre des cieux avait éclairé la nature. La fille de Saint- Maur descend de sa toiu-elle à l'iieure où la douce compagne du laboureur prépare le premier repas de sa jeune fa-

mille. Remontés sur leurs coursiers , et revêtus de leurs amies , les paladins de Kéné viennent de quitter le monastère, et se sontdùigés A^ers INancy. Seuls, trois chevaliers n'ont point suivi leurs pas , et le comte de INorindall est de ce nombre : il attend, dit-i] , le retour d'un envoyé fidèle qui doit lui rapporter à Underlacli une réponse importante du chef d'un canton suisse. Ecbert a confié une partie de ses secrets politiques au baron d'Herstall : le vieill ird prend le plus vif intérêt an duc de Lorraine, et pendant plusieurs jours encore l'ami de René habitera le prieuré.

La vierge d'Underlach parcourait les bosquets solitaires du vieux couvent , lorsqu'au détour d'une allée le comte de Norindall se présente à sa vue. — « Aimable orpliehne, dit Ecbert, ce )) matin je devais (juitter ces lieux : j'y )) suis encore. Quelle est la douce ma-

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