LIVRE IV. lo
)) gie qui m'y retient?... Quelle est la :» puissanceinconnue qui m'enchaîne?...
» Hela.s! jusqu'à ce jour j'avais clouté » de cette magie, et j'avais bravé celte » puissance. » — ce Clicvalier, répond » la jeune fille troublée , retournons à )) l abbaye. »
Elle s'éloignait , Ecbert l'arrête : — « Un mot encore! s'écrie-t-il , un mot, » et vous serez libre. Si , tombant à vos )) pieds , l'ami du duc de Lorraine vous )) oflrait en ce moment, non l'éclat de » sa fortime et de son rang cpii ne sau- » rait vous éblouir, mais l'hommage d'un )) coeur sincère qui pour la première fois )) aime d'amour, que lui répondiiez- » vous? » — « Qu'il n'est plus le maître » de sa destinée, dit Elodie, que sa pa- - )) rôle est donnée; et que l'auguste soeur » de René doit seule être l'épouse du )) comte Ecbert de Norindall. »
A ces mots inattendus, Ecbert est resté muet d'éloimement : en vtiin il
voudrait cacher son trouble; l'expression (le son regard, le léger tremblement de ses lèvres, la pâleur de son teint décèlent l'agitation de son âme.
— « Qu'ai-je entendu! un projet va- » gue, à peine connu de quelques con- )) fidens intimes de Pténé, un secret dont )y la cour de Nancy n'a nulle connaisy^ sance, une pensée cachée du souvey> rain vous a été révélée en ces lointaiy) nés solitudes ! »
Elodie garde le silence ; lentement elle marche auprès du comte de Norindall. — « Le duc de Lorraine , il est )) vrai, continue Ecbert, m'a daigné )) proposersasoeur; mais nul engagement )) sacré ne me he : sans manquer à l'iionf )) neur je puis refuser encore l'hymen » projeté. Que dis- je ! mon devoir même » m'ordonne aujourd'hui de le rompre :
» je ne pourrais plus rendre heureuse la » princesse de Lorraine. Il n'est plus » qu'un être ici-bas qui puisse être la