‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 86 sur 205 · LIVRE -VII. 20J · texte numérisé non relu

LIVRE -VII. 20J

)> taire , répond Anselme ; il ne s'est )) montré qu'un instant à mes yeux. » — « Vous lui avez parlé?» — c( 11 s'est déy) robe précipitamment aux actions de » grâces que je voulais rendre à sa con- » duile héroïque. Mais vainement il m'a » fui; le généreux sauveur de Conrad » restera éternellement présent à mon )) souvenir. » — « Le généreux sauveur » de Conrad est cependant en butte aux )) soupçons de la haine , aux traits de la :» calomnie ! » — a Ma fille, répond An- » selme , sur cet homme étonnant gar- » dons un religieux silence. Dieu seul .» peut le comprendre, Dieu seul peut )) le juger. »

Changeant à ces mots d'entretien, le pasteur d'Underlach consulte Elodiesiu* les apprêts que nécessite au prieuré l'arrivée de la noble parente d'HerstalL Accoutumée par sa fortune et son rang aux jouissances de la vie, la comtesse ImJjerg ne trouvera que des privations

au monastfre. Aucun luxe ne règne dans les appartemens du gothique édifice. Cependant la fille de Saint-Maur voudrait que le séjour de son enfance oiTrît quelques charmes à sa protectrice , qui peutêtre alors consentirait à y passer le reste de la belle saison. Elle n'a rien négligé pourembcUirrintérieurdu cloître : quelques vieux meubles sont remis à neuf; et leur antique dorure, couverte dépoussière , a reparu : des corbeilles de fleurs odoriférantes parent les vastes salons de l'abbaye; et l'orplieline n'a plus qu'à attendre et à espérer.

L'aube blanchissante entr'ouvrait les portes de l'Orient. Les paisibles habitans de la vallée dormaient encore profondément, lorsqu'un bruit confus d'équipages et de chevaux se fait entendre au prieuré. Celle qui vient servir de mère à la nièce d'Hcrstall arrive en ce moment : ime nombreuse escorte suit ses pas : 4es

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