‹ Le solitaire. 4. éd., rev., cor., augm., et ornée de vignettes dessinéesChapitre 91 sur 205 · LIVRE VII. 2ï · texte numérisé non relu

LIVRE VII. 2ï

Nancy. Les partisans de Charles-le- Téméraire rappelaient la biillante cour du conf[uérant. Quelques guerriers regrettaient l'iiomnie des combats, et quelques fonctionnaires disgraciés leurs places perdues. Les ambitieux armaient les passions, et les factieux semaient les alarmes.

Louis XI en guerre avec René , déjà maître d'une de ses provinces, attisait dans Nancy le feu de la discorde. Des négociations secrètes s'étaient établies entre ses ministres et le prince de Palzo. Une vaste conspiration est organisée.

Du côté de l'ouest, les troupes de Louis attaquent la Lorraine; du coté du midi, près du lac Morat, soutenu parla France, un parti menaçant de Lorrains réunis et d'ambitieux rassemblés n'attend qu'un chef pour lever l'étendard de la révolte et marcher sur iNancy. L'or des traîtres a soudoyé secrètement des corps entiers de montagnards. Leur cheL" est

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choisi, c'est le prince de Palzo. II se rend en Helvétie, où de nombreux conjurés l'attendent; et c'est de Morat que partira la foudre qui doit anéantir René. Dès que le drapeau de la rébellion aura été arboré sur la frontière suisse, les mécontens de Nancy , les ennemis du duc de Lorraine , les enthousiastes de la liberté, les anciens admirateurs de Charles-Ie-Téméraire accourront en foule au noyau de la révolte. Louis XI se portera à leur rencontre vers Epiiial, où l'armée entière se rassemblera. Le duc de Lorraine sera investi de toutes parts ; et les agens du Roi de France font espérer au prince de Palzo la souveraineté d'une province.

Le départ de la comtesse Imberg pour l'abbaye d'Underlach a merveilleusement servi les projets du chef des insur-, gés. Sous le prétexte d'accompagner une amie, il a quitté la cour de Lorraine, il est parti pour Morat 3 et du cloître où il se:ii-

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