LIVRE VII
Wera enseveli, le perfide armera les rebelles. Tous SCS plans sont dressés; la comtesse Imberg n'en ij^nore aucun ; et Tinfàme complot ne tardera point à éclater.
Quel changement au monastère ! de nombreux serviteurs peuplent les cours jadis désertes. Des bannières aiTnoriées pavoisent les tourelles. Des sentinelles gardent toutes les issues de ranti([ue édifice. De jeunes pages dressent d'indomptables coursiers. Les cors , les fifres, les timJjalles retentissent à toutes les heures du jour. Le tambour bat, la trompette sonne : une escorle militaire avait Suivi le prmce ; il passe en revue ses soldats; il éprouve leurs armes , il cverce leur valeur, il les rassemble, il les harimgue : tout est mouvement, agitation , tumulte à l'abbaye ; et le cloître pacifi(pie est devenu citadelle guerrière.
T. I. f èiUt. iQ
La timide vierge d'Uiiderlach ne comprend rien aux nouvelles scènes dont ses regards sont frappés : que signifient les nocturnes rassenibiemens qu'elle a remarqués depuis l'arrivée du prince?
Poui-quoi ces préparatifs de comtats?
Quelles sont ces voix nombreuses qui souvent la nuit j^etentissent sous les voûtes souterraines du monastère ? D'où vient cette quantité d'armes secrètement amassées dans les salles basses de la tour principale? Pourquoi ces mysténeuses sorties du prince à toutes les heures de la nuit? Quelles sont ces dépêches qu'il reçoit si fréquemment? Où vont tous ces courriers expédiés sur toutes les routes? Que signifient les déguisemens de ses émissaires? La tremblante Elodie pressent quelque événement étrange et funeste.
Le prince de Palzo n'avait pu voir l'orpheline sans l'admirer : il n'a pu la