‹ Le sommeil provoqué et les états analoguesChapitre 4 sur 46 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

valent être aptes à le juger. J'y établissais principalement l'analogie du sommeil artificiel avec le sommeil ordinaire, et j'en signalais les signes communs. J'y parlais de l'action multiple et divergente de la pensée cérébrale, partout et toujours omniprésente sur les fonctions de l'économie animale ; je m'appesantissais longuement sur la suggestion verbale, suggestion pouvant calmer ou exciter favorablement, en raison directe de la profondeur de l'état de sommeil, ces mêmes fonctions organiques auxquelles la pensée préside le plus souvent à notre insu. Bref, ce livre, à peine connu encore après vingt ans d'âge, n'était qu'un développement nouveau et bien plus étendu de ce que l'on connaissait déjà sous le nom d'influence du moral sur le physique dont je signalais, un des premiers, la condition la plus essentielle qui est le sommeil provoqué, et dont, le premier, je signalais le plus puissant levier de guérison : la suggestion directe ou verbale employée pendant cet état.

Eh bien! voici pour preuve de la cécité d'esprit que l'on avait à propos de ces choses importantes et en partie encore inconnues, ce qu'en disait un des juges les plus compétents, Foville, membre de la Société médico-psychologique. Société pourtant alors représentée par des hommes quelquç peu psychologues, parmi lesquels se trouvaient Bail-

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