CHAPITRE V
1. Sons musicaux. - 2. Loi des rapports simples. - 3. Unisson, interférences. - 4. Battements. - 5. Leur explication. - 6. Sons résultants. — 7 Octave et autres sons harmoniques. — 8. Accords consonnants et leur limite. - 9. Quarte, quinte, sixte et tierce majeures, tierce et sixte mineures. — 10. Le septième harmonique.
1. Dans le précédent chapitre nous avons dit que tous les sons existant clans la nature ne sont pas des sons musicaux proprement dits. Pour qu'un son soit musical, il faut qu'il satisfasse à la condition essentielle d'être agréable à l'oreille. C'est pourquoi nous devons écarter tous les sons produits par des instruments imparfaits, quelle que soit d'ailleurs leur hauteur. Il faut écarter tous ceux qui sont trop hauts ou trop bas, parce qu'ils sont désagréables ou insignifiants.
Restent donc les sons compris à peu près entre 27 et 4000 vibrations, qui forment un intervalle d'un peu plus de sept octaves ; c'est entre ces limites que se meut la musique de tous les pays et de tous les temps.
Mais ce serait une grave erreur de croire qu'entre ces limites, tous les sons peuvent être employés à volonté ou au hasard. L'expérience enseigne que chacun d'eux peut être choisi pour exécuter ou pour commencer un morceau musical. Mais, ce son une fois choisi, les autres sons qui