INTERFÉRENCES DES ONDES DU DIAPASON
pagnée de variations d’intensité du son tantôt faible, tantôt fort. Quand le diapason est au-dessus du cylindre avec une de
Fig. 142.
ses arêtes ou angles dièdres en bas, et que j’entoure une des branches d’un tube de carton [fig. 143), une résonnance
Fig. 143.
retentissante annonce aussitôt la suppression des vibrations de cette branche. Pour assurer cet eifet, il faut tenir le diapason au-dessus du centre du cylindre, de telle sorte que l’air soit
LEÇON VII
symétriquement distribué des deux côtés. En faisant movfroir le diapason du centre vers un des côtés, sans rien changer à son inclinaison, on entend un son intense. Toutefois, l'interférence est possible encore près du bord du vase. Si l’on tient le diapason, non plus un angle tourné vers le bas, mais .avec les deux branches dans un même plan «horizontal, on rencontre bientôt, près des parois du vase, une position où le son s’éteint. En allant ainsi d’une paroi à l’autre à travers l’orifice du vase, on découvre deux positions d’interférence très-marquée. Pour peu qu’on y réfléchisse, il se présentera à l’esprit une grande variété d’expériences propres à mettre en évidence les effets d’interférence. Ilest facile, par exemple, de trouver un vase qui résonne à l’unisson d’une plaque vibrante donnée. Plaçons un semblable vase au-dessus d’un segment vibrant de cette plaque, la résonnance est très-énergique. Plaçons le vase au-dessus d’une ligne nodale, la résonnance n’existe plus. Interposons un carton entre le vase et la plaque, de manière à arrêter les vibrations d’un côté de la ligne nodale ; le vase renforce immédiatement les vibrations de l’autre côté. De même, si Ton tient deux diapasons qui font le même nombre de vibrations sur deux vases résonnants, les sons de tous les deux coulent àl’unisson. Si l’on fixe à l’un des diapasons unpetit morceau de cire, on entend des battements énergiques. En enlevant le morceau de cire on rétablit l’unisson. Plaçons un de ces diapasons à l’unisson dans la flamme d’une lampe à esprit-de-vin, et chauffons-le : son élasticité est modifiée par le changement de température, et le voici qui en vibrant simultanément avec le diapason froid produit des battements lents et forts. Surchargeons un peu le diapason froid, l’unisson est rétabli ; la chaleur avait donc diminué l’élasticité de l’acier1. Je refroidis maintenant le diapason,
1 Dans ses admirables expériences sur les diapasons, Sclieibler a trouvé dans les battements un témoin très-délicat de la différence des températures.