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COMBINAISON DES SONS DE LA SIRÈNE DOUBLE

nés coïncident avec les dilatations de l’autre, et il doit en

LEÇON VIII

résulter une extinction complète des sons des deux sirènes.

Peut-être vous semble-t-il que mes paroles vont un peu au-delà de la vérité, car, bien que la manivelle soit placée dans la position qui correspond à l’extinction complète, vous entendez un son. Et lorsque je tourne la manivelle d’une manière continue, bien que vous perceviez une succession alternative de renforcements et d’affaiblissements du son, les affaiblissements sont loin d’être un silence absolu. Voicil’explication de ce fait : le son de la sirène est en réalité un son grandement composé. Ses chocs violents et soudains ne produisent pas seulement les sons correspondant aux nombres de ses orifices ; la perturbation aérienne fait naître en même temps des ondes secondaires, qui s’associent aux ondes principales de l’instrument, comme les harmoniques d’une corde ou d’un tuyau d’orgue se mêlent à leur son fondamental. Il en résulte que la sirène produit, en outre du son fondamental, son octave, la quinte à l’octave, la double octave, etc.; c’est-à-dire qu’elle communique à l’air des vibrations multiples, dont les vitesses sont égales à deux fois, trois fois, quatre fois, etc., la vitesse du son fondamental. Cela posé, en faisant tourner la sirène supérieure d’un vingt-quatrième de circonférence, nous anéantissons complètement le son fondamental, mais nous n’éteignons pas son octave b II en résulte qu’en plaçant la manivelle dans la position correspondant à l'extinction du son fondamental, au lieu de produire le silence, nous donnons son plein essor au premier harmonique de l’instrument.

Vous remarquerez que M. Helmholtz a entouré ses deux sirènes, supérieure et inférieure, de boites circulaires en cuivre, B, B7, dont la figure ne représente que les moitiés. Ces boîtes renforcent par leur résonnance le son fondamental de rinstrument, et nous permettent de suivre ses varia-

1 Ni même aucun des sons harmoniques dont les vitesses de vibrations sont dis multiples-pairs de la vitesse du son fondamental.

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