IMPULSIONS LONGITUDINALES ET TRANSVERSALES
surface de cette gaze aérienne. Les quatres modes de vibrations que nous venons d’étudier sont représentés dans la figure 39, 1,2, 3, 1.
Fig. 39.
Lorsque le synchronisme est parfait, les protubérances ou reliefs sont bien accusés, bien fixes, et ils persistent longtemps. Mais un léger défaut de synchronisme les rend instables ; ils se montrent un instant et disparaissent aussitôt.
Avec la disposition de la'figure 38, le diapason vibre dans la direction de la longueur de la corde. Chaque impulsion en avant de la branche du diapason fait naître une protubérance qui court jusqu’à l’extrémité fixe de la corde, et subit là une réflexion ; de sorte que ces impulsions longitudinales , convenablement rhvthmées, engendrent une vibration transversale. Pour mieux faire ressortir ce fait, attachons (fig . 40) à un crochet A, fixé dans une muraille, un des bouts d’une chaîne ou d’une corde pesante ; prenons en main l’autre bout, et tendons la corde horizontalement. Si nous imprimons à la main un mouvement de va-et-vient dans la direction de la corde, elle vibre dans son ensemble sans divisions, et nous constatons que chaque fois que la corde est à la limite de ses oscillations, la main occupe la position la plus avancée ou
LEÇON III
la plus voisine de l’extrémité fixe. Si elle vibre dans un plan vertical, la main, pour pouvoir rhythmer convenablement ses impulsions, doit occuper sa position la plus avancée au moment où la corde atteint la limite supérieure de ses écarts, et aussi au moment où elle atteint sa limite inférieure, toujours dans le plan vertical. Avec un peu de réflexion, on reconnaît que pour satisfaire à ces exigences la main doit exécuter une vibration complète pendant que la corde exécute une demi- vibration ; en d’autres termes, que les vibrations de la main doivent être deux fois plus rapides que les vibrations de la corde.
Fiçr. 40.
Il en est absolument de même de notre diapason. Lorsqu’il vibre dans le sens de la longueur de la corde, le nombre de ses vibrations complètes, dans un temps donné, est double du nombre des vibrations de la corde. Et si, tout étant ainsi arrangé, les vitesses du mouvement vibratoire du diapason et de la corde sont assez grandes pour produire une note musicale, lanote du diapason sera à l’octave de la note de la corde.
Mais si, au lieu d’imprimer à la main un mouvement de va-et-vient dans la direction de la corde pesante, nous la faisons mouvoir à angle droit avec cette direction, chaque impulsion en haut de la main coïncidera avec un mouvement en haut de la corde ; à chaque impulsion en bas de la main correspondra de même un mouvement en bas de la corde. Les vibrations de la main et de la corde