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ANALYSE DES VIBRATIONS DES PLAQUES

tons qu’elles sont opposées, c’est-à-dire que A recouvre A' (fig. 64). Il est manifeste que dans la superposition des vi-

Fig. 64.

bradons le centre du carré du milieu sera un point de repos, parce que les vibrations y seront égales et opposées. Les intersections des lignes nodales et les quatre angles de la plaque seront pareillement des points de repos, parce que les vibrations y seront aussi égales et de sens opposés. Nous avons donc quatre points de repos sur chaque diagonale du carré. Tirons ces diagonales, elles représenteront les lignes nodales résultant de la superposition des vibrations.

Ces deux systèmes de vibrations coexistent réellement sur une plaque dont on amortit le centre et un des angles, pendant qu’on attaque avec l’archet le milieu de l’un des côtés. Dans ce cas, le sable qui marque les lignes de repos se dispose en effet le long des diagonales. Nous avons ainsi donné dans les termes les plus simples possibles un exemple de la manière dont M. Wheatstone comprend l’analyse des vibrations superposées.

Si nous passons des plaques carrées aux plaques circulaires, nous obtiendrons également de très-beaux effets. Prenons, par exemple, ce disque de laiton porté horizontalement par un support vertical. Le disque est noir, recouvronsle d’une légère couche de sable blanc. Il peut se diviser en segments de bien des manières et rend un grand nombre

LEÇON IV

de sons de tons différents. Faisons-lui rendre d’abord sa note fondamentale ou la plus basse, en touchant sa circonférence en un certain point et attaquant, avec l’archet, un point de son contour à 45° du premier. Nous entendons le son voulu, et nous voyons le sable abandonner la surface des quatre quarts du disque pour s’accumuler le long de deux diamètres rectangulaires [fig. 65, A). Eteignons les vibrations, balayons le disque et répandons de nouveau du sable à sa surface. Touchant en un point du contour, attaquons avec l’archet le point situé à 30 degrés du point amorti. Aussitôt le sable se dépose en forme d’étoile à six rayons. La plaque s’est en effet partagée en six segments vibrants, séparés les uns des autres par des lignes nodales centrales {fig. 65, B). Touchons encore et attaquons avec l’archet un

Fig. 65.

point plus rapproché que celui de l’expérience précédente, le disque se divise de lui-même en huit segments séparés par des lignes de sable, comme dans la figure 65, C. Nous pourrions continuer à partager le disque en dix, douze, quatorze segments, le nombre des segments restant toujours un nombre pair. A mesure que les segments deviennent plus petits, les vibrations deviennent plus rapides, et le ton, par conséquent, est de plus en plus élevé. La note correspondante à la division en seize segments est si aiguë qu’elle blesse presque les oreilles. Vous connaissez maintenant la

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