ABC
le mouvement du sable a été gêné par l’addition d’un peu
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de gomme. Chaque courbe individuelle était très-clairement dessinée à la surface des plaques. On en a pris l’empreinte, et sur ces empreintes on a gravé les dessins A, B, C.
Notons ici une particularité des plaques vibrantes qui a longtemps embarrassé les expérimentateurs. Répandons sur la plaque une poussière très-fine mêlée au sable. L’effet qu’il s’agit d’obtenir est aussi saillant que possible quand cette poussière est la poudre très-fine du lycopode. Au lieu de se rassembler sur les lignes nodales, cette substance si légère forme de petits amas aux lieux où le mouvement est le plus violent. Vous voyez ces petits tas aux quatre angles de la plaque [fig. 67), sur les milieux des quatre côtés de la plaque [fig. 68), et logés entre les lignes nodales de la plaque [fig. 69). Ces trois dessins représentent les trois états de vi-
Fig. 67. Fig. 68. Fig. 69.
bradons mis en évidence parles figures 57,58 et 59. La poussière fine choisit, dans tous les cas, les points de vibrations les plus énergiques. On avait essayé plusieurs explications de ce fait, mais il était réservé à Faraday de lui assigner sa cause extrêmement simple. La poudre légère est saisie par les petits tourbillons d’air engendrés par les vibrations de la plaque ; elle ne peut pas échapper à l’action de ces petits cyclones dont les particules plus lourdes du sable se dégagent facilement. Par conséquent, lorsque le mouvement cesse, la poudre légère reste tassée aux points où la vi-