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LA VOIX

du larynx'deJM. Czermak, sans pouvoir réussir complètement. Mais on voit très-bien cet organe avec le laryngoscope, dans l’acte de parler, de chanter, de tousser ; et ses mouvements dans chacune de ces fonctions sont très-distincts. Il est représenté à l’état de repos dans la figure 99.

Fig. 99.

L’altération de la voix dans le rhume provient, suivant M. Helmholtz, de flocons de mucosités qui s’introduisent dans la fente de la glotte, et qu’on distingue au moyen du laryngoscope. Certaines personnes ne peuvent crier que dans la voix de fausset ; cette espèce d’infirmité de la voix est attribuée par M. Helmholtz à la disparition de la couche de mucosité, ordinairement placée au-dessous des cordes vocales et qui fait l’effet d’un poids. Les cordes ainsi déchargées sont plus légères et leurs bords plus tranchants ; leur élasticité reste la même, mais leurs vibrations sont nécessairement plus rapides. La promptitude et l’exactitude avec lesquelles la tension des cordes vocales, leur forme, l’ouverture, la largeur de la fente qui les sépare, jointes à la résonnance élective de la cavité de la bouche, font de l’organe de la voix le plus parfait des instruments de musique.

Jean Muller, célèbre professeur d’anatomie comparée,

LEÇON y.

imitait l’action des cordes vocales avec des bandes de caoutchouc. Il fermait l’extrémité ouverte d’un tube de verre avec deux de ces bandes, laissant entre elles une tente. En soufflant à travers la fente, ces bandes entraient en vibration, et il se produisait un son musical. Helmholtz recommande la forme, que représente la figure 1 00, dgn s laquelle,

Fig. 100.

au lieu de se terminer par une section perpendiculaire à son axe, le tube est fermé par deux sections obliques sur lesquelles on applique les bandes de caoutchouc toujours séparées par une fente. Le moyen le plus facile d’obtenir des sons avec des anches de cette espèce consiste à enrou- i 1er autour de l’extrémité d’un tube de verre un mince ruban . de caoutchouc, qui dépasse cette extrémité de deux ou trois ; centimètres. Prenant dans les doigts les deux parties opposées de ce prolongement, on les étire, il se forme une fente, l et en soufflant à travers cette fente on produit un son mu- c sical, dont le ton varie avec le degré de tension des parois ! du tube élastique. | f

La formation des voyelles dans la voix humaine a pro- j o voqué depuis longtemps les recherches des physiciens. Nous S d savons distinguer parfaitement les sons de deux voyelles, j » môme alors qu’elles ont le même ton et la même intensité, j 1

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