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CHAPITRE VII

L*été se passa, et Tautomne, entre le départ et le retour des marchands grecs. Attis n'eût pu dire comment elle employa ce temps. Absorbée par une préoccupation unique, elle poursuivait au dehors une vie dont son âme était absente. Mais jamais condamné n épia le retour des trirèmes de Délos, marquant l'heure du suppHce, avec plus d'angoisse qu'elle n'interrogeait la mer

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au long des jours. Elle aussi attendait une réponse de vie ou de mort...

Elle la reçut enfin, par un matin transparent de novembre. Et désormais elle revit toujours avec un battement de cœur le vol capricieux des mouettes : car elle les regardait aux premiers rayons, à travers les platanes et les figuiers dénudés, lorsque Stephanos la rejoignit et lui tendit un paquet scellé.

— Alcée vit. On Ta retrouvé. Voici sa réponse, dit-il joyeusement. Tu dois avoir fait un pacte avec le destin.

Il rompait les sceaux. Mais elle, le retenant d'un geste regarda vers la droite. Les mouettes s'enfonçaient dans l'horizon bleu.

— Tu peux, affirma-t-elle. Les nouvelles seront heureuses.

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— Attis ! Tête chérie ! Que dirait Dyonisos? Te voilà superstitieuse comme une prêtresse d'Olympie.

Elle se rapprocha de lui d'un geste craintif :

— J'ai tellement peur! Reste tout près de moi.

— Peur de ces lettres? Mais que peuvent-elles apporter de malheureux ?

Ne suis-je pas Stephanos, et n'es-tu pas Attis? Alors, que crains-tu?

Elle murmura sans qu'il l'entendît :

« Que la prison se referme » ; et, après avoir tourné et retourné ces tablettes en tout sens, comme pour deviner ce qu'elles contenaient, d'une main tremblante elle les lui passa :

— Tu as raison. Je suis insensée. Tu vas lire ?

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Il eut une exclamation de joie :

— Son écriture n'est pas changée.

Avec quel plaisir je la retrouve! Comment nous étions-nous séparés ainsi?

Et il lut :

Alcée (i), fils de Lysias, à r illustre StephanoSy salut.

Tes paroles^ ami excellent^ ont fait revivre en moi un passé toujours cher.

Comment aurais-je perdu le souvenir du compagnon de ma jeunesse et du confident de mes pensées? Non. Tu en auras la preuve un jour. Mais nos routes ont bifurqué. Je demeure toujours à Jérusalem ou sur les bords de la mer de Chinnéreth., près de Tibériade. Certes je n'ai oublié ni nos tem-

(i) Voir Ils regarderont vers Lui, Paris, Pion.

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ples^ ni nos marbres^ ni l'ordre harmonieux de nos horizons. Je comprends mieux nos philosophes^ ce me semble^ ces grands précurseurs inconscients y et si je fais un choix dans nos poètes, je me surprends parfois à réciter les vers du vieil aède, qui chanta une humanité plus belle que ses dieux.

Mais fai atteint ce stage de la vie, où, après avoir adoré toutes les beautés, on n adore plus que la beauté; et maintenant je ne la cherche qu'en moi-même.

Le ciel bénisse Attisî Elle est bénie puisqu'elle fa rencontré. Dans la triste condition des femmes, ignorantes et asservies au joug de l'homme, elle est heureuse d'être dans une main douce qui la garde, auprès d'une âme qui la comprend.

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— C'est un ami qui parle, protesta Stephanos un peu confus.

— Et c'est Attis qui répond, dit-elle prenant dans les siennes, d'un geste de grâce tendre, « la main douce qui la gardait ». Que j'aime cet Alcée !

— C'est un poète et un artiste.

Il reprit:

Crois sans hésiter à ces âmes plus divines. Les purs sont plus proches de Dieu, Si elle savait quelle image toujours présente évoquent ses questions!

Me comprendras-tu^ Stephanos, si je te réponds sérieusement et si je te parle des choses divines sans le sourire que, nous autres Grecs, nous réservons à nos dieux, parce que nos esprits affranchis se refusent à recevoir des fa-

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bles? Je les traite autrement^ et si tu veux ni entendre il faut te préparer à des pensées nouvelles,

— Grands dieux, s écria Stephanos, allons-nous voir reparaître la barque à Charon,le Styx, le Lethé ou l'Olympe?

— Non, dit la jeune femme. Ne senstu pas que c'est grave?

— Nous verrons bien :

Je reprends, comme tu le désires, au moment ou nous nous sommes séparés, lorsque je gagnai Jérusalem pour entendre des Rabbins célèbres, fy portais la répugnance instinctive avec laquelle nous abordons ces cerveaux étroits, et cette horreur d'une race étrangère à toute beauté au point de bannir de son temple l'image harmo-

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nieusedes dieux. Combien défais ai- je rappelé tout haut nos beaux vers, comme une protestation contre l'âme sans poésie de ces Juifs! Je revois ces dispositions hostiles, le jour oie, peu de temps après mon arrivée, couché parmi les anémones rouges de ce rapide printemps, plus court et plus violent que le nôtre, l'homme sur lequel tu me questionnes, rhomme ressuscité des morts, s assit non loin de moi.

Les mains d'Attis qui tenaient encore la main de Stephanos tremblèrent violemment.

— Attends, dit-il, ce n'est pas possible. Il veut dire celui que nous appelons ainsi.

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Je Vai vu deux fois. Pardonne si f éprouve une sorte d'ejffort à rappeler ces choses. Tu veux que je le livre mon âme. Je le fais. Mais pourras-tu me suivre? Je cherche les images qui te sont familières. Essaye de te débarrasser du mirage des sens. Prends dans tes mains l'âme nue dont parle Socrate. Oublie les fables. Admets ce que tu ne croyais pas possible. Il y a une vérité. Non plus une opinion quon accueille ou qu'on repousse, un beau risque a courir, comme disait Platon, mais la vérité : une réalité absolue, reposant sur une affirmation de Dieu.

Maintenant tu peux m' entendre.

— Il n'est plus le même, dit Stephanos. Son écriture seule est pareille ; ses

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pensées et jusqu'à son style sont changés.

fêtais en face de ce temple écrasant devant lequel le Parthénon ne semblerail pas plus grand que le temple d'Athèna Nikè.

Je regardais cet amas d'or et de marbre, sous les flammes fauves de leur soleil, comme une forme barbare, mais intéressante, de la beauté. Je trouvais un charme à cette nouvelle idole du seul culte que je connusse alors. Tu as vécu ces heures d'harmonie où. la vie est légère. Tu aurais maudit comme moi une troupe d'hommes qui s'assit à quelques pas de làj me troublant par un bruit de voix et m'enlevant quelque chose de ma

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joie mesurée en rompant mon silence.

Celui dont tu me parles était parmi ces hommes.

Je ne voyais pas son visage. Et bientôt je cherchai à recueillir chaque son de sa voix. Quel accent avait cette voix! Profonde, et d'une si impérieuse douceur., et allant si loin dans rame, comme si la mer infinie s'exprimait, ou, la nuit, les étoiles. Je pensai d'abord que, par une rare fortune, j'allais être initié à renseignement secret des Rabbis. Je connaîtrais les liens dans lesquels ils enserrent ces Juifs^ assez fortement pour en faire un îlot intangible sur la mer mouvante du monde : car cet homme était un prophète. Il disait ce qui arriverait.^ non pas dans des siècles^ ou il ne

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craindrait pas d'être démenti, mais maintenant, mais dans ces jours...

Sans doute tu songes à nos augures et aux termes ambigus des oracles sous lesquels se logent les formes diverses du désir? Non. Cet homme plein de rie racontait qu'il mourrait dans trois jours, et de quelle mort, battu ^ outragé, crucifié, un supplice spécial à cet Orient, où, le patient, suspendu par ses plaies, boit son agonie goutte à goutte. Il disait ces choses d'un accent tranquille. Il y ajoutait des prédictions exhorbitantes. Il ressusciterait après trois jours d'ensevelissement. Il reviendrait, à la fin des temps, sur les nuées du ciel. Il était Dieu. Il jugerait les hommes qui ressusciteraient aussi pour une existence éternelle^

Les paupières d'Attis battirent. Elle retenait son souffle. On eût dit que toutes ces paroles, elle les écoutait audedans.

— Mais, il n'est plus Grec, murmura Stephanos désappointé. Il devient obscur, et Ton croirait qu'il ne sait plus sourire !

Que te dire ? Vois toi-même. Figure-toi que tu es au sanctuaire d'Apollon Ptoïos, et qu'au lieu des cris inarticulés de la Pythie, tu entends un inconnu parlant comme jamais homme n'a parlé, annonçant ces choses. Avec quelle ironie et quelle curiosité aiguë tu r écouterais ! Méles-y une sympathie inexprimable et sacrée, car, même s'ils l'avaient cru fou, nos poètes au-

raient pensé de cet homme qu'il avait une âme divine. Et s'il était vrai quil fût unDieu^ f éprouvais pour lui un sentiment que Vhumanité tout entière na jamais connu pour ses dieux. Je r aimais.,,

— Il oublie VHippolyte d'Euripide, dit Stephanos souriant.

Attis eut un geste vague.

— Tu ne te souviens pas ?

Et tout de suite, délaissant le sujet grave qui l'occupait, il repoussa les tablettes :

— Comment ! tu as oublié l'invocation à Artémis? Mais elle figure dans les prières que je t'adresse ! Ecoute si c'est fait pour toi :

« Salut, ô très belle, ô la plus belle, Ar-

témis ! Je t'offre cette couronne cueillie dans une prairie, vierge comme toi, où vient seule l'abeille printanière et que la pudeur couvre de sa rosée. O Vierge ! reçois de ma main pieuse cette couronne pour ta chevelure dorée. Moi seul, parmi les mortels, je t'accompagne, je te parle... »

— Tu n'écoutes pas ? C'est si joli ! Alcée doit avoir oublié ce rythme chantant. Il est vrai que la réponse de la déesse est assez pauvre. Mais enfin les jeunes filles coupent leurs blondes tresses sur la tombe d'Hippolyte : et le geste est plein de grâce.

Alors seulement il se rendit compte qu'Attis absorbée dans ses pensées ne le suivait pas. Et comme un enfant en faute il reprit précipitamment sa lecture :

Je r aimais.,. Je V ai fui, pourtant^ poussé par je ne sais quel effroi. Je l'ai cherché bientôt. La sagesse indulgente qui guidait mes instincts me permettait de le revoir pour raffermir ma raison, en m'assuranl de sa folie.

Mais au fond de moi-même un désir ardent, unique, me possédait : le connaître, lui parler. Car si, par impossible.^ il n'était pas fou !

Comment retrouver dans ces trois millions de Juifs un Juif dont je n'avais même pas entrevu le visage ?

Seule, l'annonce de son supplice me donnait quelque espoir. S'il y avait une exéciUion, ce peuple cruel ne la laisserait point passer sans y courir. Et je rôdai autour de leurs tribunaux, les

jours qui suivirent, et dans V exaspérais

tion d'une curiosité qui allait croissant, la nuit même de leur Pâque.

L'étrange nuit ! Les chefs de famille, en une théorie sans fin, mont aient depuis le sacrifi.ce du soir. Ils portaient leur agneau dans les bras.

De loin, de la barrière que nous ne pourrions franchir sans être massacrés, je suivais leurs rites cruels. Ils immolaient^ m'a-t-on dit, une hécatombe de cent mille agneaux. Le sang, recueilli dans des sortes de canthares, était jeté au pied de V autel en un éclaboussement brutal. Les pieds nus des prêtres laissaient des empreintes rouges sur les marbres. Chaque chef de famille reprenait sur ses épaules V agneau qu il avait égorgé lui-même,, sans souci de cette plaie ouverte d'où

dégouttait le sang, A la lueur des torches, on eût dit, avec leurs vêtements souillés^ des bouchers et des bourreaux. Et je revoyais nos libations de lait et de miel, nos offrandes de fleurs, et ces victimes couronnées qu'on n'immole guère plus quen simulacre. Jamais le génie de nos deux races ne s'affirma plus hostile. Qu'avais-je à faire de ces Juifs ? Et que m'importaient leurs prophètes, leurs âmes sans eurythmie, leurs gestes sans beauté 1

Par rinstinct invincible de savoir, je revins cependant une dernière fois près du palais de leur grand prêtre.

Ecoute-moi, Stephanos, Ce nest pas un songe, et je ne suis pas fou. Les paroles d'il y a trois fours passèrent par les baies ouvertes :

« Vous verrez le fils de Vhomme venant sur les nuées du ciel. »

Le saisissement me cloua sur place.

J'entendis les cris de mort^ les menaces et les coups. Je parlais de bouchers et de bourreaux, tout à V heure. Athènes abandonne ces métiers aux esclaves.

Ici les maîtres de la pensée, les chefs, les princes insultent et torturent jusque dans la mort.

Je rai vu pour la première fois, descendant les marches. Il y laissait du sang. Tu sais que f avais coutume de dire que si je rencontrais la beauté, je r adorerais. Quand il est passé, j'ai baisé ses pieds.

Stephanos s'arrêta, pensif. Le visage d'Attis était couvert de larmes. Il n'es-

saya pas d'arrêter ces larmes. Au bout de quelques instants, il reprit :

Ce qui suivit est pour moi seul.

Je ne pourrais parler de ses douleurs au païen que tu es sans une sorte d'irrévérence. Ce serait pour toi, d'ailleurs^ un scandale et une folie! Mais le premier choc passée le lendemain de sa mort, seul, en face de moi-même ce que f appelle maintenant un doute, mais ce que tu appelleras la raison.^ protesta. Je voulus dominer toute impression, toute émotion, dans une analyse impitoyable. Il avait prédit sa mort, soit ; une intelligence souveraine pouvait prévoir d'assez loin pour en être averti. La beauté de son attitude au milieu de ses bourreaux dépas-

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sait toute beauté rêvée ? oui. C'était assez pour le mettre au nombre et au premier rang de mes dieux intérieurs^ pas assez pour bouleverser ma vie. Platon semblait avoir entrevu cet être surhumain dans le juste souffrant ? soit encore. Voici la fleur de Thumanité, un philosophe au-dessus des philosophes^ mais un Dieu, et un Dieu crucifié !

Ces pensées me revenaient dans la solitude; elles m'obsédaient tandis que f interrogeais sur lui ses disciples.

C'étaient des gens simples et droits.

J'appris par eux son nom de Jésus de Nazareth, le Messie^ le Christ.

— Chrestos, celui qu'annonce Saul de Tarse, murmura Stephanos.

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// a vécu trente ans dans un obscur labeur. Il a prêché trois ans., semant les miracles sur ses pas, ouvrant les yeux des aveugles., ressuscitant les morts., guérissant les cœurs brisés. On Va livré par envie, et la masse du peuple le rejetait parce quils attendaient un Messie national, riche, glorieux, les affranchissant du joug de Rome. Ils me répétèrent ses paroles. Ah ! Stephanos, quelles paroles ! Nos Sages ne sont pas r escabeau de ses pieds. Mais ses disciples ne savent pas ces choses. Ils sont sans cultt^re. Ces mots divins leur semblent simples. La douleur les oppressait. On eût dit des brebis errantes sans pasteur. Ils attendaient d'une foi timide, quoi? Que celui qu'ils aimaient revînt. Ils attendaient sa ré-

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surrection ! Et il fallait que f aie vu le Christ et que le son de sa voix fût encore dans mes oreilles pour ne pas me croire au milieu d'insensés.

Sa Résurrection: Voilà ce que son apôtre Saul de Tarse vous a prêché.

Sans elle notre foi serait vaine. Mais notre foi triomphe, car il est vraiment ressuscité.

Pierre et les Apôtres l'ont vu, et les femmes y et les disciples. Et moi aussi je Vai vu. C'est la seconde fois, et la dernière.

Il avait promis à ses disciples et au chef de FÉglise, Pierre, de les rejoindre en Galilée, fy allai avec eux.

Tu entends bien? Nous allions tous à la rencontre d'un homme mort sur la Croix, exposé ainsi aux yeux du peu-

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pie. Comme pour attester sa fin d'une manière irréfutable^ le centurion romain lui avait traversé le cœur par sa lance. J'allais à un rendez-vous avec ce mort,

— Il est fou, protesta Stephanos. Je ne le reconnais plus !

^Avec ce mort y avec ce Dieu,, car je ne peux plus conserver le langage humain. Il faut que je parle selon ma foi. Il est Dieu, Je lui ai donné mon âme. Je me rendis arec les autres sur la montagne qu'il avait désignée, non pas la nuit, mais en plein jour; non pas seul,, mais avec cinq cents frères de tout âge et de toute condition. Il est venu. Tous l'ont vu. Je l'ai

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VU, C'était au bord de la mer de Chinnerethy ou de Tibériade...

Attis écarta les mains qui couvraient son visage. Une lumière Féclairait. Jamais un sculpteur ou un peintre n'avait mis une pareille clarté au front de ses dieux.

— C'est Lui, murmura-t-elle. Que dit-il de Lui? Achève...

— Plus rien, c'est fini; entends :

Qu' Attis me fasse toutes les questions. Je répondrai. Si vous venez^ je m'offre à vous servir de guide. Il aime ceux qui viennent à Lui. Beaucoup de ceux qui Font connu vivent encore et pourront vous en parler.

Je prie pour vous, et vous aussi priez., et faite$4ui connaître vos dé-

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strs^ car II vous entend. Puissiez-vous un four le voir dans vos âmes.

Elle répondit :

— Je Tai vu. Nous irons le rejoindre, ami ? Nous aussi, Il nous attend sur la montagne...

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