‹ Le songe d'AttisChapitre 5 sur 16 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Ils habitaient au bord de la mer, non loin de Phalères, une villa sans luxe mais d'un goût très pur. Un double péristyle conduisait, par un vestibule pavé de mosaïque, à une sorte de cloître, sur une cour intérieure. Les divers appartements prenaient jour sur ce cloître; comme à Pompéi, ils étaient revêtus de stuc clair, bordés de ces mosaïques ou de ces peintures que des

décorateurs habiles variaient au gré de leurs clients. Peu ou point de meubles, et partout un cachet de simplicité élégante.

Il n'y avait chez ces Grecs éclairés ni dieux, ni déeèses ; à peine quelques statuettes de Tanagra et des vases peints. Seulement une petite Elpis, l'espérance, de la hauteur de la frise, se répétait sur les murs de la chambre d'Attis. La messagère des dieux relevait d'une main sa robe légère, et tenait de l'autre une fleur. Son écharpe flottait au vent, comme emportée par la rapidité de la course. Stephanos, en riant, lui offrait des libations trouvant en elle Texpression pensive et pure de la femme qu'il aimait. Il demandait à TAthénienne de se coifi'er ainsi, les cheveux simple-

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ment relevés sur la nuque, et de se vêtir de ces robes aux plis légers qui, au Parthénon, dessinaient les formes divines en un enveloppement chaste. Et elle se coiffait et elle s'habillait au gré de son époux, ne désirant plaire qu'à lui, et aux autres à cause de lui. Semblable à la coupe d'Achille « elle gardait le vin ardent de son cœur pour un seul homme » mais elle ne connaissait point de dieu pour lui offrir, de ce vin de l'âme, une libation sacrée.

Au contraire de la plupart des Grecs dont la femme — autrefois ! — filait la laine au foyer, ignorante, et réduisant sa vie à occuper des esclaves et à garder ses enfants tandis que quelque belle fille charmait l'Athénien au dehors par son esprit et sa beauté, Stephanos

avait concentré sur Attis tout son désir de bonheur. Non seulement il l'entourait d'une élégance faite pour elle, mais il la familiarisait avec la fleur de l'esprit grec, poètes, orateurs, philosophes dont il se nourrissait depuis son adolescence. Elle apportait à ces lectures son goût délicat, un instinct d'analyse prompt à se raffiner à l'excès et le sens de la perfection que le voisinage des chefs-d'œuvre de tout ordre imprimait à cette race privilégiée. Une marchande d'herbes, on s'en souvient, pouvait y reprocher à Euripide un terme impropre. La beauté était la grande éducatrice d'Athènes.

A demi couchée sur un lit de repos dans le jardin planté d'oliviers, de figuiers et de lauriers-roses, les arbres du pays qu'ils préféraient aux plantes

exotiques, Attis jetait du grain à des colombes. Les élégantes de son temps poussaient ce goût des colombes au point de donner à chacune un nom et un parfum spécial. Plus sûre d'esprit, Attis n'allait pas jusqu'à cet excès ; mais elle les gardait autour d'elle du même geste instinctif dont elle s'asseyait dans les allées de roses. Ces entours gracieux plaisaient à son esprit et à son culte naïf d'elle-même ; et ses idées étaient douces tandis qu'au lendemain des Panathénées elle se reposait ainsi auprès de Stephanos.

Ils parlaient d'Épidaure. Elle désirait y aller pour guérir. Et il cédait comme il cédait toujours, ne la croyant pas atteinte et raillant légèrement les cures merveilleuses et les dieux.

— Ainsi, lui disait-elle, tu ne demanderas rien?

— A qui ? A ces dieux menteurs et voleurs? A ces inventions d'Aèdes? Tu t'amuses.

— Mais alors, reprenait-elle un peu confuse, qu'allons-nous faire à Epidaure ?

— Je ne sais, disait-il gaîment. Mais tu en as le désir. Et puis les prêtres ont pu, à la longue, se rendre experts dans l'art de guérir. Hippocrate lui-même conseille de recourir à Esculape pour conjurer la mélancolie qui semble te guetter, tête chérie. Peut-être, en effet, y a-t-il peu de choses aussi distrayantes que la sottise humaine exploitée au profit des dieux.

— Sceptique ! dit-elle avec une

gronderie tendre. Heureusement tu ne traites pas les philosophes aussi mal.

— Non, non, répondit-il joyeusement.

Je fais même un choix de leurs maximes. « Rien de trop », par exemple. L'aimable parole quand on sait l'appliquer ! Vois combien trop de sagesse nous assombrirait. Mais si Ton en prend juste ce qu'il faut pour tempérer l'odeur des roses, on évite du même coup la satiété et l'ennui. Serais-tu toi-même, sans ton exquise mesure ? Tout se résume à mettre en soi et autour de soi l'harmonie.

— La vie ne nous appartient pas, ni la mort, observa-t-elle tristement. Les trois sœurs tissent notre toile sans prendre notre avis. Que pouvons-nous, contre le destin ?

— Chère, nous le conjurerons. Nous ferons des libations aux moires, aux parques, comme disent les Romains, et à tous les dieux, tiens, sous leurs deux noms pour être plus sûrs de les atteindre : Zeus-Jupiter, Artémis- Diane, Asklepios-Esculape, que sais-je encore ?

Son rire fît s'envoler une troupe de passereaux.

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— Qui donc te ferait invoquer les dieux sous ces noms barbares?

Celui qui parlait ainsi, d'un aspect grave, portait le manteau des stoïciens. Un homme plus jeune et plus élégant raccompagnait.

— Voici notre Dyonisos, s'écria Stephanos, joyeux. Quelle ironie a donné au plus sage des hommes, le nom du plus fou des dieux? Et CalHdès, aussi illustre comme peintre que comme rhéteur ! Attis, nous allons nous croire aux

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jardins d'Académos. Tu prononceras entre nous ainsi qu'eût pu le faire Aspasie, ou Sapho.

— Quelle comparaison, gronda Dyonisos. Et se tournant vers Attis :

— II y a pour vous, femmes, une divinité qui vous pousse à étudier la sagesse.

— Ah ! qu'est-ce que la sagesse ?

s'écria Callidès, et que Stephanos a raison de ne penser qu'à la beauté !

Voyez Attis, entre ses passereaux et ses colombes I Ne Tinvoquerait-on pas comme Sapho, puisqu'on parle d'elle, invoquait Aphrodite :

« Déesse au trône éclatant, immortelle Aphrodite, fille de Zeus, ne laisse pas, ô divine, mon cœur succomber sous la souffrance. A ton char sont at-

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télés de beaux passereaux rapides, et au-dessus de la terre obscure leurs ailes battent l'air à coups pressés, t entraînant du ciel à travers l'espace éthéré.

« Ils arrivent. Et toi, o bienheureuse, souriant de tes lèvres immortelles... »

— Attis mérite mieux que ces vers, observa Dyonisos avec calme.

— Ami, dit Callidès, défie-toi de la culture latine. Elle te déforme l'esprit. Tu n'es plus Athénien qu'à demi si tu préfères quelque chose à la beauté.

— Je ne serais pas digne d'être homme, ce qui est plus encore qu'être Athénien, répliqua le philosophe, si je ne cherchais à m'élever vers les biens supérieurs.

Attis se tourna vivement vers lui :

— Merci, maître, dit-elle.

— Mais il n'y a de bien que ce qui est beau, insista Callidès. Souviens-toi de nos juges, qui, parce qu'elle était belle, ont absous...

— Ne nomme pas ici celle dont le nomestunehonte, interrompit Dyonisos.

De tels excès me justifieraient, s'il en était besoin. Mais je me suffis à moimême.

— Attis, fais écarter ces sièges moelleux, dit Stephanos avec gravité. Notre ami le stoïcien ne s'assied que sur la terre nue.

— Ce tronc d'arbre suffira en effet, dit simplement Dyonisos, en s'asseyant entre eux, tandis que des esclaves disposaient des coussins pour Callidès. La vie est plus facile quand on la dépouille de l'inutile.

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— Maître, dit la jeune femme souriant au philosophe qu'elle vénérait et qu'elle aimait, si Ton enlevait de nous les choses inutiles, que resterait-il ?

— L'âme, répondit le stoïcien, et le culte de la vertu.

— Ce serait distrayant, observa Callidès.

— Ami, dit Stephanos, bien que je ne la pratique pas, parle-moi cependant de la sagesse. C'est une chose divine à entendre. Tu as le don de charmer et d'enchanter les hommes, et volontiers je te rapprocherais d'Orphée.

— J'aimerais mieux convaincre, observa Dyonisos. Mais si tu me reconnais généreusement des dons que je n'ai pas, tu me refuses celui-là.

— Quel avantage en retirerais-je?in-

terrogea Stephanos, souriant. Me vêtir de laine sombre? Me nourrir de figues et d'olives ? Apporter dans les événements divers une éternelle égalité d'âme? Dire que je ne souffre pas si l'on m'arrache un membre? Que je ne jouis pas si je pleure d'ivresse?

— Non seulement le dire, mais le penser. Oui, ce serait un grand bien.

— Stephanos, entends-tu les cigales qui approuvent tes ingénieuses paroles? demanda Callidès. Elles écoutaient de même Socrate baignant ses pieds dansl'Illyssos et racontant leur histoire. L'agréable idée de leur prêter une histoire pour faire supporter leur insupportable petit cri I

— Nous parlions du destin à votre arrivée, reprit la jeune femme, prompte

à en venir à son sujet favori, et nous parlions de la mort.

— Un instant, railla Callidès. Je sais ce qu'il va te répondre : « Ne redoute pas et ne désire pas l'heure suprême. Le vent disperse les feuilles sur la terre, et d'autres feuilles poussent. Ainsi des générations des hommes... > Ne vaut-il pas mieux se couronner de roses et oublier?

— Non, dit le stoïcien.

— Cependant, dit tristement Attis, je t'ai souvent interrogé sur notre sort, après la mort, sans obtenir de réponse.

— Je n'en ai pas. Quiconque fouille au dedans s arrête devant ce problème.

Aucun philosophe digne de ce nom ne se vante de le résoudre. Mais à quoi bon savoir ? Le présent se suffit à lui-même,

conclut le stoïcien, et la meilleure récompense de la vertu est de la pratiquer.

— Qu'Aristophane m'assiste, dit Callidès négligemment. Ou je me trompe fort, ou j'ai déjà entendu ces belles paroles. Elles tombaient des lèvres d'un mage que je portais, au temps de ma première existence, lorsque j'étais chameau en Arabie.

— Oui. Pourquoi nous voiler ces belles espérances? ajouta Stephanos avec une gravité comique. Pour moi, si les dieux bienfaisants continuent à me couronner, je vois ma statue encombrer un jour le Dromos ou TAréopage. On me chantera, comme un Homère ou un Pindare. On m'adorera peut-être. Et plaise aux dieux que je sois alors un chat

pelotonné sur les marches de mon autel, écoutant les adulations des hommes !

Dyonisos leva les épaules avec une indulgente pitié :

— Quels fous ! dit-il.

— O le plus sage des humains, laissenous donc à notre folie, dit Callidès. A quoi bon attrister une vie que les dieux ont faite si belle? Nous arrivons au même but, toi par les âpres chemins, moi par les molles prairies de violettes et d'aches.

— Et tu arrives efféminé, amoindri, sans avoir ressenti l'attrait supérieur de la magnanimité, du calme de l'âme, de la sainteté.

— O dieux, couronnez cet athlète du plus grand des combats, invoqua plaisamment Stephanos; mais faites pieu-

voir sur les champs de TAthénien que je suis. Laissez-moi tous ces biens qu'il juge inutiles, mes courses, mes jeux, mes poètes, la beauté, l'amour, Attis...

— Et s'ils les prennent? demanda Dyonisos.

— Alors ce ne seront pas les discours qui me consoleront. Mon malheur serat-il moindre parce que je me comparerai à un promontoire battu des flots de la fortune ? Et m'en irai-je avec un cœur plus paisible parce que celui qui me congédie est sans colère ?

— Sors de la vie si elle te pèse, dit le stoïcien ; mais sors comme un philosophe, sans protestations, et avec calme.

— Sors comme un poète, plein de

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passion et de beauté, riposta Callidès.

Sacrifie aux dieux bienveillants, et cueille jusqu'au bout les roses des Muses Piérides.

— Je n'entends pas ces invocations à ces dieux auxquels aucun de nous ne croit sans déplorer le sort de Socrate, remarqua la jeune femme. Il était seulement en avance sur son temps. On Va condamné pour cette ironie que vous avez tous.

— Ne plains pas Socrate, Attis, dit le stoïcien. Il est mort se sentant supérieur aux autres hommes, plus noble, plus haut, plus viril.

— Il n'en est pas moins mort, dit Stephanos, et alors qu'importe? Il a perdu plutôt la seule chose nécessaire, la seule qui est : la vie.

— Ah ! que je te comprends, murmura l'Athénienne.

— D'autant qu'il ne doit pas plus se soucier de tes flatteuses paroles que des criailleries de Xantippe... A moins que ce soit lui qui, transformé en cigale, se promène sur le bord de ton manteau, ajouta Callidès, prenant l'insecte entre deux doigts au rire de tous.

— Aspasie, Sapho, juge et décide, demanda Stephanos. La porte est fermée. La prison murée. Qui de nous a tort ? Qui a raison ?

— Ainsi dit tristement Attis, voilà où aboutissent la sagesse et la folie?

Nous ne connaissons que des chemins sans but ?

— Console-toi, dit Callidès conciliant. J'ai rencontré hier un homme qui

^va plus loin que nous. 11 se vante de connaître les secrets de Hadès. S'il n'eût

parlé au centre de ce quartier sordide que je traverse toujours rapidement, dans la crainte de me salir, volontiers je l'aurais écouté.

— Quelque Juif ? demanda Stephanos.

— Du moins il enseignait dans ce quartier; mais justement une de leurs filles passait, et je l'ai suivie, le temps de graver dans ma tête ses lignes divines. Ces Juives, vieilles à vingt ans, ont quelquefois une heure de floraison précieuse.

— Tout homme qui parle avec sincérité de la vie et de la mort mérite qu'on l'écoute, observa Dyonisos ironiquement, même si une belle fille passe.

— Oh ! pour avoir l'air convaincu, oui. Il y avait autour de lui un attroupe-

ment d'auditeurs que sa véhémence retenait. Mais les fous aussi peuvent être sincères. Et il est fou, celui qui traite de l'inconnaissable.

— Platon n'était pas fou mais le plus divin des hommes, observa vivement Attis.

— C'est pour cela qu'il n'affirme rien ; et celui dont je te parle traitait d'une autre vie comme s'il en revenait.

— Tiens, mais voilà une chose nouvelle, dit Stephanos intéressé.

Attis devint perplexe :

— Partons-nous demain ? Quel regret ! Le retrouverons-nous au retour? Tu devrais ^informer, Callidès, pendant que nous serons à Epidaure.

— Epidaure! s'écria Dyonisos stupé-

fait. Par les dieux, qu'allez-vous faire là?

— Attis se plaint quelquefois sans cause, expliqua Stéphanos avec une nuance d'embarras. Les médecins demeurent indécis. Elle veut essayer des oracles et des songes. On m'a raconté des cas curieux. Et il y a un théâtre et des jeux...

— O le plus insensé des hommes, repartit Dyonisos ! Pour Attis, tu deviens superstitieux comme un vendeur d'olives. Tu l'amènes au milieu de charlatans, vers des augures qui ne peuvent se regarder sans rire, chez des dieux auxquels tu ne crois pas !

— Dis au contraire le plus sensé des hommes, riposta Callidès. Il est conséquent avec lui-même. Il n'a qu'un culte au monde, Attis, et il met à ses pieds

la poussière des dieux ! Il n'est pas de volupté plus divine.

Attis regarda Callidès et sourit.

— Ignores-tu, demanda-t-elle à Dyonisos, que Stephanos a chanté tous les Asklépiades? Et qu'on va faire graver ici, dans leur temple, son ode à Hygie ?

— Ainsi tu retombes aussi bas que le peuple pour complaire à ta femme?

insista Dyonisos. Vois par cet excès ce que devient un esprit que l'étude de la sagesse n'endigue pas !

— Ne me condamne pas, supplia Stephanos en riant. Je me livrerai à cette étude austère lorsque mes pas branlants ne me porteront plus vers le plaisir. Viens plutôt avec nous. La traversée sera jolie.

— Et nous pourrons la charmer par

le vin qu'on apporte, dit Callidès s'approchant avec Stephanos des lécythes légers pleins de vin de Chypre.

Dyonisos, d'un geste, refusa de se joindre à eux. Et tandis que les autres buvaient en riant, Attis choisit pour lui une pêche, dans une corbeille de fruits, et la lui tendit.

— Tu me désapprouves? dit-elle à demi-voix. Tu ne sais pas que je suis malade ?

— Malade! Toi? demanda Dyonisos avec un accent de paternelle bonté.

— Oui, gravement, je le crains. Les médecins ne me guérissent pas. Mais je crois aux songes. Ne crois-tu pas aux songes ?

Il allait répondre brusquement. Le regard anxieux des yeux purs l'arrêta.

Que mettrait-il à la place de cette espérance, de ce lambeau de superstition qui remplaçait la foi ?

— Je crois au cher apaisement du sommeil, dit-il vaguement.

— Mais ne penses-tu pas, comme le dit notre vieil aède, que dans le sommeil les yeux de Tâme s ouvrent et voient ?

Les yeux de Tâme ! C'étaient bien eux qui rayonnaient dans le regard suppliant, et le stoïcien en eut l'instinct.

— Je crois que les idées pures dont parle Platon se manifestent aux uns et pas aux autres. Et tu es faite entre toutes pour que dans la veille ou dans le sommeil, elles se manifestent à toi, dit-il avec bonté.

— C'est que vois-tu, interrompit-elle

la voix haletante, il n'y a qu'une chose qui m'importe : vivre, vivre ! Tiens, veux-tu rechercher cet étranger qui parle de la vie? d'une autre vie? Moi, si j'en trouve, je te copierai les maximes des sages...

— Attis, immortelle, dit Callidès, je fais une libation à ta beauté.

Les gouttes vermeilles s'épandirent légèrement sur le sol... Attis regarda Stephanos et sourit.

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