‹ Le sonneur de Saint-Paul [microforme]Chapitre 13 sur 60 · DR · texte numérisé non relu

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qu’il vous accorderait de grand cœur : prenez des sièges, messieurs, et reposez-vous en attendant que la pluie cesse.

Beprorp.—Merci. (745 s'asseyent.)

ALFRED (aXant à la fenétre). —Ce n'est qu'un nuage qui passe. :

BeprorD.—Oui, le ciel s’éclaircit déjà à l’horizon. (Revenant.) Mais, à ces livres que vous tenez à la main je vois que vous étiez occupé de vos études.

ALFRED.—Puisque vous avez si bien deviné, monsieur, je vous demanderai la permission de continuer.

BEeDrorD.—Nous serions désolés d’être importuns; pourtant avant de nous séparer, veuillez nous dire chez qui nous sommes en ce moment ?

ALFRED.—Vous êtes, messieurs, chez le son-

neur de Saint-Paul.

BEDFoRD (à part).—C'est bien cela. (ÆZaut.) Et sans doute vous êtes son fils ?

ALFRED.—Je ne suis pas son fils, et pourtant je.

le nomme .mon père, car je dois tout à sun dévouement. Malgré son infirmité, il a pris soin de mon enfance; il me donne aujourd’hui les moyens de faire mes études de droit.

BEDFoRD.—Son infirmité, dites-vous ?

ALFRED.—Oui, monsieur, il est aveugle.

BEprorp.—Aveugle! (4 part.) Je l'ignorais.

(Haut à Alfred.) Pardonnez-nous de vous avoir retenu si longtemps.

(Afred salue ct rentre dans la chambre à droite.) =

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