SCÈNE V
JOHN, LORD HENRI, CHARLES II, LORD WESTON, SEIGNEURS, GARDES entrant des deux côlés ; puis ALBINUS éf ALFRED.
CHARLES II (s'adressant à John).—Lord Bedford ! où est-il ? (Jon ne répond pas.) Où est-il ? réponds ! ( /o%n hésite toujours, on entend une détonation.)
Jonn.—Sire, William Smith vient de se tuer.
Henri.—William Smith ! c'était lui !
CHARLES II.—Qui l'avait prévenu du danger ?
Joan.—Moi, srre.
CHARLES II.—Malheureux ! tu paieras de ton sang.
HENRI.—Grâce, majesté !
CHaRLrs II.—Silence, milord.
Jon (s’'approchant du roil—Sire, autrefois, j'ai sauvé lord Richmond, le ministre de votre père, qui avait dit à Cromwell : Prenez ma tête et conservez le roi, Aujourd’hui, son fils allait être dés.
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honoré par l’inviolable sentence de William Smith... je n’ai pas voulu qu’un sujet fidèle fût immolé par le supplice au plus lâche des ennemis: j'ai garanti son honneur, j'ai sauvé le fils du comte de Richmond, ma tâche est accomplie : maintenant, sire, vengez-vous, me voici! (Ze rot le regarde avec intérét et lui tend la main ; John s'agenouille en l'em brassant.)
CHARLES II.—Lord Weston !
WESTON (sapprochant).—Sire ?
CHARLES II.—Lord Bedford vient de mourir, vous effacerez le nom d’un juge; William Smith s’est tué, vous effacerez celui d’un accusé. (4 /ord Henri.) Lord Henri, vous porterez désormais le nom du comte de Richmond, votre père.
HENRI. —Merci, majesté, merci.
Jonn.—Et dites-moi, où est Alfred ?
HENRI. —Albinus, notre sauveur à tous, vient de courir au devant de lui ; ils sont sur la route de Windsor.
JoHn.—Oh ! courons aussi, venez ! conduisezmoi, je ne puis l’attendre ! Alfred, pauvre enfant ! que, j'ai tant de fois réchauffé sur mon cœur, que j'ai senti chaque jour vivre et grandir sous les doigts de l’aveugle !... Il a dix-huit ans, et je ne l'ai pas encore vu... oh ! venez ! venez !
ALFRED (dans la coulisse).—Mon père ! mon père!
JoHn.—C'est sa voix !
ALBINUS (ouvrant la porte du fond).—Par ici ! (Z7 pousse Alfred dans les bras de John.)
ALFRED.— Mon père ! oh ! mon père !...
JoHx.—Mon enfant!... bénissons la main de Dieu qui, après l'épreuve, nous donne le bonheur ! ot PIN. un
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