I SCÈNE X
JOSÉPHir^E, i^eule^ toujours exaltée.
Oui, va, dépêche-toi... je ne tiens plus sur terre... il me arde de m'envoler avec toi.. . pour réternilé ! .. [après unsUence) (L'éternité !...9'est bien beau... mais c'est bien long... et j'ai peur kue nous n'allions un peu vite... car, enfin... mon oncle n"est «eut-être pas si méchant qu'il veut bien le dire .. et avec une arme ou deux.. . Prenons garde. . . c'est qu'une fois là-haut, il n'y i plus mo3^en de redescendre. .. ce n'est pas comme un ourlet ^u'on peut recommencer. . . C'est égal, meltons toujours ordre à jios affaires. [Regardant autour d'elle) Ah! ce bouquet que j'ai [Dromis à cette dame pour ce soir! un bal !. . . c'est sacré. . . oui, i'i le monde me blâme, qu'il ne dise pas au moins qoe l'infortunée i'ictime a laissé de l'ouviage en train. [Elle s* assied et travaille d '^on bouquet,)
AiH : Du bouquetée bal (de Madame Duchaaibge).
C'est pour un bal que je travaille ;
Pour un bal! j' n'irai plus, hélas 1
Mes fleurs vont embellir sa taille
Et fixer l'amour sur ses pas.
Pour fair' ce soir mill' conquêt's, cette be)|e
Compt' sur moi. . . soyons lui fidèle.,.
Et, si je ne suis plus là,
Mon bouquet du moins y sera.
DEUXIÈME COUPLET
Après le bal, après la fètc, Un ami la reconduira ; Adieu bouquet, adieu toilette:
Heureux celui qui le détachera 1
Les amours viendront en cachette: , Hélas ! pour moi plus de doux tête-à-tête L . . Mais, si je ne suis plus là, Mon bouquet du moins y sera.