SCENE II
PROSPER, CAROLINE en costume de pensionnaire, et accompagnée d'aune bonne qui reste au fond.
CAKOLIKE, surprise.
Un jeune homme !.. Ah! paidon, monsieur,., je ne m'attendais pas...
PiiosPEFv , à part, h regardant.
Jolie tournurel.. {Haut.) Eni\-ei... entrez , mademoiselle.
ck^oi^m-E , hésitant.
Je me serai trompée, .. je croyais que c'était ici monsieur Durand.
PROSPER
M. Durand de Nantes?
CAUOLllNE.
Négociant...
PUOSPER.
Epicier en gros. {Ai^ec empressement.) C^esi absolument la même chose , mademoiselle j je suis son neveu.
CAROLINE, le rcgardnn.
Son neveu?.. {A part.) Gomment, c'est là ce mauvais sujet dont il se plaint toujours !..
PROSPER j souriant.
A la manière hienveillante dont vous me regardez , je vois qu'il vous a parlé de moi , ce cher oncle !..
CAROLINE
Il n'est pas arrivé ?
PROSPER
Est-ce qu'il doit venir ?
CAROLINE
Mais sans doute; il m'a écrit qu'ii logerait à l'hôtel de Bretagne...
PROSPER
C'est ici.
CAROLINE
Et dans mon impatience , j'ai prié ma maîtresse de pension de me laisser sortir avec {montrant la bonne) la femme de charge... qui avait quelques emplettes à faire... mais je crains bien d'avoir commis une imprudence...
PROSPER
Pourquoi donc ?
CAROLINE
Il m'avait défendu de paraître devant sa famille... de laisser voir l'intérêt qu'il prenait à moi... et je m'amuse à vous conter. .
PROSPER
Je VOUS jure que vous ne m'avez rien dit...
CAROLINE, vit'ement.
Vrai? Eh bien , tant mieux . gardez^moi le secret.
PROSPER
Mais...
CAROLINE , lui souriant.
Vous me le promettez?., c'est bien , j'y compte ! Adieu , monsieur !.. Partons vite , ma bonne.
LA BONNE , la suivant.
Me voilà , marazelîe Caroline !..
(Elles sortent et repoussent la porte.)