ÉLIRE TT
SLI G LIL TT re TETE
Las aa te
NL:
Fig. 21. — Holcus niger, d’après Arduino, 1786.
Espèces D’Arpuino. — En 1786, Arduino publie la description des six espèces de Sorghos. Trois sont considérées comme nouvelles, les trois autres sont celles que Linné a décrites.
Toutes les espèces sont parfaitement dessinées et les descrip-
tions sont plus exactes et complètes que celles des auteurs pré-
cédents.
L'ouvrage d’Arduino est présenté en 1780, mais ces expériences
étaient connues déjà en 1775.
C’est le premier auteur qui ait cultivé et étudié dans les champs
toutes les variétés qu'il pouvait obtenir.
RER RIDE Mer
Q tn ÇX SRE an
K IRSSR ES
CZ
Tr SPA … LC TSRS r+
À We uv ë
fo000 Vo 0
Fig. 22. — Holcus cafer, d'après Arduino, 1786.
Les trois nouvelles espèces sont :
Holcus niger, H. cafer et H. cernuus (fig. 21, 22, 24).
Son Holcus cafer est le plus intéressant des trois. Il était d’importation récente en Italie, venant de Cafrerie (Natal), en Afrique du Sud, qu'Arduino décrit comme « une province immense d'Afrique »; on ne sait pas comment il l’avait obtenu. La des-
cription et les figures montrent une variété à panicule en ombelle. Les longs rameaux lourds de grains s’écartent en forme d’ombelle (fig. 22). D’après Carleton R. Ball, 1910, il paraît identique à la variété du « Sorgho Planter » originaire du Natal, communément cultivée aux Etats-Unis. Arduino décrit cette
Fig. 23. — Holcus sorghum, Holcus saccharatum, d’après Arduino, 1786.
variété comme ayant 8 pieds et plus de hauteur, douze ou treize feuilles et une panicule comme une ombelle avec des rameaux pendants de 6 pouces de long. Les tiges sont lourdes et remplies d’un jus sucré, elles pèsent trois ou quatre fois plus que celles des formes ordinaires. Les tiges et feuilles restent vertes jusqu'aux gelées, même après la moisson des panicules. Les grains rougeâtres sont presque entièrement en dehors des petites glumes velues. C’est le Sorghum Arduini de Jacquin (£Eclog. Gram., pl. 18, 1791) ; la variété Cafer de Koærnicke (1885, vol. I,
p. 307), qu'Hackel n’admet qu'avec un doute (1889, p. 519). Arduino croyait que son Holcus niger était le Sorgho noir de Pline et de Tournefort. Il le représente (fig. 21) avec une panicule dégagée largement ovale, un peu en pointe à la base et au sommet, loin d’être aussi lâche que la panicule de l’Holcus sacchara-
ANR AK
Fig. 24. — Holcus cernuus, d’après Arduino, 1786.
tus. Ge Sorgho se rapproche d’une des formes sucrées compactes et de l’« Omseana » de Wray. |
L’Holcus cernuus (fig. 24) d’Arduino est le « Douro blanc », issu de la variété à grains blancs d'Arabie que les anciens auteurs ont aussi beaucoup discutée. Arduino est naturellement gêné par le fait que Linné a réuni cette forme à l’Holcus sorghum dans son
Mantissa (1771).
HISTOIRE BOTANIQUE où
Dans l’interprétation d’Arduino sur l'Holcus Sorghum (fig. 23) de Linné, il le décrit comme ayant 6 à'8 pieds de hauteur et un pouce de diamètre avec huit ou dix feuilles et une panicule dressée, ovale et compacte portant de nombreux grains teintés de rouge ou de Jaune ; les uns inclus et les autres en partie sortis des glumes velues ou non. L’Holcus saccharatus (fig. 23) de Linné est décrit comme une canne longue et mince avec des feuilles élancées et peu nombreuses, une paniculelâche d'environ un pied de haut avec des rameaux pendants, des glumes velues ou glabres et des grains variant du jaune pâle au rouge foncé.
Il établit que ces trois espèces qui ont été longtemps cultivées en Italie, y furent de formes très variables. Il les nomme « ceux qui donnent des semences blondes ».
On fit des balais avec l’Holcus sorghum, et avec l’Holcus saccharatus on fit des plumeaux et des brosses. |
Il attire l’attention sur la variabilité des espèces « Holcus sorghum » et « Holcus saccharatus ».
Il est probable que les formes décrites par Arduino sont d’importation, plutôt que celle dont parle Pline. Il est, d’autre part, certain que beaucoup de ces formes sont nées de variations ou de croisements qui se sont produits en Europe. Quelques années plus tard ces formes variables servirent de base à de nouvelles espèces pour les botanistes de cette époque.
NOMBREUSES ESPÈCES D'AUTEURS PLUS JEUNES. — Kœler (1802) tira son genre « Blumenbachia » du grând Holcus halepensis, mais le nom ne fut jamais appliqué aux plantes cultivées.
Brotéro (1804) transporta Âolcus sorghum et H. halepensis : dans le genre Andropogon.
Persoon (1805) prit le vieux nom générique de Sorghum proposé d’abord par Mitcheli et appela la plante cultivée Sorghum eulgare. Durant la première moitié du x1x® siècle, beaucoup de formes cultivées furent décrites comme espèces nouvelles ; une trentaine : albus, Arduini, besserti, bicolor, cafer, caffrorum, campanum, cernuum, commune, compactus, dochna, dora, Drummondii, duna, durra, dulcis, ferrugineus, nervosum, nigricans, niger,
nigerrimus, pyramidale, rubens, saccharatus, sorghum, subglabrescens, truchmenorum, usorum, versicolor et vulgare. Certains de ces noms ont été employés dans les trois genres ; Holcus, Andropogon et Sorghum, quelques-uns dans deux et d’autres dans un seul. De telle façon qu’on peut rencontrer cinquante à soixante combinaisons à deux noms. La plupart de ces espèces sont très importantes.
Il est absolument impossible d'identifier ces espèces avec les maigres descriptions qu'on a; particulièrement celles qui sont décrites dans les régions où les Sorghos sont abondants et variables.
En consultant les ouvrages des divers auteurs qui discutent une forme sous le même nom spécifique, on a la certitude qu'ils ne parlent pas toujours de la même plante..
Par exemple, le nom bicolor de Linné a été appliqué à la plupart des formes à grains blancs et à glumes noires. Dans le même ordre d’idées le nom cernuus d’Arduino fut employé pour toutes les formes à panicules pendantes, sans beaucoup tenir compte des autres caractères connus.
Période récente, de 1860 à nos jours. — Au milieu du siècle dernier l’idée d’espèce fut abandonnée pour les Sorghos cultivés. On les décrivit alors simplement comme des variétés horticoles ou botaniques.
Léonard Wray (1855) publie la description des variétés qu'il fit venir du Natal (Revue coloniale, décembre 1855).
Olcott (1857) publie également les descriptions sommaires des variétés importées par Léonard Wray.
Steward (1867) réimprime ces descriptions sans essayer de les classer.
Dumas (1906) publie la description de variétés des Sorghos du Soudan français. Il en rapproche seulement deux des variétés connues : 5: cernuum, Sorgho penché; S. saccharatum, Sorgho sucré.
Henri Jumelle (1912), décrit les grains de quinze variétés de Sorghos cultivés en Afrique occidentale. Il ne cite que les noms
indigènes. (Voir Répartition géographique, côte occidentale d'Afrique.)
Carleton R. Ball (1913), décrit vingt-sept variétés de Kaolians, qu’il rattache à l’Andropogon sorghum Brot., var. saccharatus Kœærn. et l’Andropogon sorghum, var. vulgare Hack.
Sir David Prain (1917), décrit trente-trois espèces de Sorghos d'Afrique, sauvages et cultivés.
A. Camus (1921), décrit huit espèces et variétés de Sorghos sauvages et cultivés de l’Indochine française.
Essais de classifications.
Pech, en 1865, publie une classification provisoire des quelques variétés sucrées connues par lui. Collier, en 1881, développe l’ébauche de Pech en insérant un certain nombre de variétés sucrées récemment obtenues ; la plupart étaient des races locales qui ne furent jamais cultivées en grand et ne sont pas identifiables maintenant
Les deux classifications furent faites sur une base naturelle et si elles étaient plus complètes et plus détaillées, elles seraient d'un bon usage, bien que représentant l’étude d’un nombre de formes limité et insuffisant.
Kærnicke (1885), le premier, présente un essai de classification des formes cultivées dans le monde. Il considère qu’elles appartiennent toutes à une seule espèce, l’Andropogon sorghum ) Brot., et les range en douze variétés groupées en deux sections, effusus et contractus, d’après la forme de la panicule.
La première section comprend cinq variétés :
Cafer Ard., Technicus Kcke, Saccharatus L., Leucospermus Kcke et Niger Ard.
Les deux premières variétés se distinguent par le fait que l’axe de la panicule est court.
La variété C'afer est le « Planteur » (Planter Sorghum des Etats-Unis), ou une variété très voisine, tandis que la variété technicus est le « Sorgho à balai ». Les trois dernières sont vraisemblablement toutes des Sorghos sucrés. La variété sacchara-
tus ressemble à « l'Ambré rouge », la variété leucospermus n’est pas déterminable et la variété Niger est probablement une des petites formes « d’Ambré compacte » comme le « Noir nain », «Black Dwarf ». Le leucospermus de Kcærnicke n’a pas de grains . blancs mais bien des grains rouges. Ce qualificatif impropre est sans doute dû aux glumes pâles incomplètement mûres du sujet qui a servi de type. :
La seconde section contient sept variétés. Les quatre premières :
usorum Nees, Arduinit Gmel., æthiops Kcke et bicolor L., ont une panicule dressée et les trois dernières : cernuus Ard., truchmenorum Koch et Neesix Kcke, une panicule pendante.
Premier groupé à panicule dressée. — [La variété usorum à panicule compacte et courte n’est identifiable avec aucune des nombreuses formes du Natal étudiées par Carleton R. Ball. La variété Arduint est probablement le Sorgho orange. La variété æthiops est peut être le Sorgho à panicule noire ovale cultivé encore aujourd’hui en Europe centrale. La variété brcolor n’est identifiable avec aucune des nombreuses formes similaires de l’Afrique et des Indes.
Deuxième groupe à panicule pendante. — [La variété cernuus comprend le Douro blanc à tiges courtes et à panicules compactes, trouvé au Turkestan, où les Russes le nomment « Dzhugara ». La variété neesii est un Douro blanc à glumes noires de la région du Natal qui n’a pas été retrouvé dans les importations de grains de ce pays.
Hackel (1839) divise l’Andropogon sorghum en deux sousespèces : halepensis et sativus.
Il groupe toutes les formes cultivées dans la seconde. La sousespèce satiyus correspond à l’Andropogon sorghum de la classification de Kœrnicke et au Sorghum vulgare de Persoon. Il la divise en neuf sections contenant un ensemble de trente-six variétés.
Ces neuf sections ou groupes sont bien séparées par des caractères tels que la forme comparative et la dimension des épillets,
la longueur et la largeur comparative des glumes et la relation de celles-ci avec les grains, la densité dela panicule, la position de ses rameaux, la couleur de ses grains, la présence et la longueur de l’'arête. Il ne parle pas de la hauteur, ni des dimensions des chaumes, du caractère du jus, du nombre et des dimensions des feuilles, de la longueur comparative des entre-nœuds et des gaines, non plus que du but pour lequel les variétés sont cultivées.
En Egypte, les agents agricoles anglais ont étudié très soigneusement les variétés indigènes, d’ailleurs peu nombreuses.
En Afrique occidentale quelques coloniaux ont publié de simples notes sur les principales variétés de leur région.
Schumann (1895), Busse et Pilger (1902) et Pilger (1904) ont décrit au point de vue botanique un grand nombre d’espèces de PEst-Africain et du Togo. Leurs descriptions sont basées sur des panicules sèches. Sans les caractères de culture et l’épreuve de deux ou trois saisons d’étude dans les champs, ces publications n’ont pas grande valeur pour l’agronome.
Dumas (1906) donne une étude agricole industrielle et économique de huit variétés de Sorgho cultivées au Soudan français.
F. Heim, Husson et E. Fernbach (1919) publient une étude technologique de Sorghos de l’Afrique occidentale française.
En Afrique du Nord, Trabut (1916) publie une note sur le « Sorgho menu ». Il rapproche cette espèce du « Doukno » (Sorgho d'Alep) et du Mez’ra (Sorghum halepense annuum).
Dans leurs ouvrages classiques, Gustave Heuzé (1899), Jean Dybowski (1902), Capus et Bois (1912), parlent des Sorghos, ces derniers auteurs en donnent une classification simple des principaux groupes cités plus haut, p. 11.
Aux Indes un effort a été fait pour décrire et classer les nombreuses formes de cet immense pays. Hooker (1897) donne un tableau synoptique des variétés des Indes déjà esquissées par Hackel et Stapf. Le rapporteur des Produits économiques des Indes, M. J.-H. Burkill, a travaillé plusieurs années cette question. Un tableau synoptique d’une partie de ses esquisses de classification fut publié par Benson et Subba-Rao en 1906 avec d'importantes additions apportées par eux-mêmes.
Pour les variétés de la Présidence de Madras, dans le sud de la Péninsule, ces derniers auteurs ont fait une classification provisoire qui a le mérite de rendre compte des caractères agronomiques des plantes. On a maintenant tendance à compléter le nom du Sorghum vulgare par un ou plusieurs autres qualificatifs qui s'appliquent aux différentes variétés. On en ro environ une centaine.
Carleton R. Ball (1913) dans le bulletin n° 253, Bureau of plant industry, U.S., Départ of Agriculture, The Kaoliangs a new group of grain sorghums, décrit vingt-sept variétés de Kaoliangs d’'Extrême-Orient qu'il rattache à l’Andropogon sorghum Brot., var. saccharatus, Kœrn, à l'Andropogon sorghum Brot., var. obovatus Hack. et à l’Andropogon sorghum Brot., var. vulgare Hack.
Il en donne une classification.
Sir David Prain, dans sa « Flora of Tropical Africa », 1917, divise les Sorghos sauvages et cultivés d'Afrique en trente-trois espèces. Tout en signalant les anciens noms, il adopte le MoUe Sorghum et les espèces de Stapf., auteur du chapitre :