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de l’Indus, sont les seuls terrains où il est très irrigué. En général, il pousse sans aucune irrigation et sa répartition géographique n’est réglée mi sur la nature du sol, ni sur le climat.
Dans les provinces réunies d’Agra et de Oude, les sols compacts sont favorables au Sorgho. Les meilleures récoltes poussent dans les terres noires du Bundelkhund, au centre de l'Inde. Dans ce pays le Sorgho prend parmi les cultures d’été une place analogue au Froment, parmi les cultures d’hiver, en tenant compte, bien entendu, des qualités du sol. Tandis que l’'Orge et ses variétés peut-être mise en parallèle avec le Mil à chandelles.
Dans le district de Nellor on a remarqué que l'irrigation, tout en augmentant le rendement en grain et en favorisant la maturité, rend la paille longue et dure et donne du fourrage moins apprécié que celui qui est récolté sur des terres non irriguées. Dans le sud de l'Inde, le Riz et le Coracan donnent beaucoup
. moins de fourrage lorsque la semence est arrosée que dans le cas .
contraire. Le Millet d'Italie (Seteria Italica Beauv.), donne, quand la plante est arrosée, un fourrage plus tendre et de plus grande valeur.
Le Sorgho est beaucoup cultivé comme fourrage vert dans les districts de Coïimbatore, de Madura et de Tinnevelly. Il est semé dru et fauché avant la maturité. Les rejets qui poussent après la première coupe permettent d’en faire une deuxième.
Dans le Bérar, les tiges grêles sont coupées avant qu’elles n'aient leurs panicules.
… Plusieurs variétés de Sorghos à fourrage existent dans la présidence de Bombay et sont décrites par Mollison dans toutes leurs particularités et modes de végétation. Ils diffèrent beaucoup entre eux, suivant qu’ils sont dans des régions arrosées ou non
* arrosées, suivant la saison et le climat humide ou sec.
Là, on gagne à faire encore une deuxième coupe. Aucune autre plante ne donne un aussi bon rendement que le Sorgho. Il est particulièrement précieux pour les animaux domestiques dans la saison sèche et chaude. Dans les provinces réunies d’Agra et de
Oude, le Sorgho est semé parfois comme fourrage et coupé avant
maturité, pour le bétail. C’est pour ainsi dire le seul fourrage qui soit d’un bon rapport.
Cette culture est surtout cantonnée comme culture principale dans les régions ouest, entre le Gange et la Jumna où le bétail est bien meilleur que dans les autres contrées.
Dans le Penjab, le Sorgho est aussi très souvent employé comme fourrage et, dans ce but, semé très épais.
Dans tous les pays, en général, la paille de Sorgho mûr est très employée pour la nourriture des bestiaux. Les animaux le préfèrent à toutes les autres pailles de céréales.
Le Sorgho est généralement cultivé simultanément avec d’autres plantes, et cela, dans l’Inde entière.
Dans la province d’Agra et d’Oude, il est mélangé surtout avec le Cajanus indicus Sprengel. Légumineuse arbustive, cultivée dans tous les pays chauds. Le Sesamum indicum L., Sésame, Bignoniacée oléagimeuse et les petites Légumineuses : Vigna Catjang Walp., Phaseolus mungo L., Phaseolus radiatus L., qui forment dans les champs de Sorgho une culture intercalaire.
Toutes ces plantes ne donnent d’un faible rendement lorsque le Sorgho réussit, mais sont d’un excellent rapport lorsqu'il souffre de la sécheresse. Celui-ci est plus sensible à la sécheresse que ses commensaux à racines plus profondes.
Dans ces cultures, le Sésame et les Légumineuses sont d’abord récoltés et battus. Le Sorgho est moissonné seulement une quinzaine plus tard en coupant les panicules et en laissant les tiges sur les champs, pour les faucher ensuite, lorsqu'on a le temps. Les panicules sont piétinées par le bétail.
Dans la présidence de Bombay, le Sorgho d’été est accompagné de plusieurs autres p'antes.
Dans le Gujrat, elles sont très variées, d’abord les Légumineuses : Cajanus indicus Spr., Cyanopsis psoralioïdes, Phaseolus aconthfolius, Phaseolus Mungo, Phaseolus radiatus et Vigna Catjang, puis les plantes oléagineuses, le Ricin, Ricinus communis (Euphorbiacées) ; le Sésame, Sesamum indicum (Bignoniacées), ainsi que les textiles, le « Da », Hibiscus cannabinus et le Coton, Gossypium herbaceum, qui appartiennent tous les deux
à la famille des Malvacées. Toutes ces plantes ne sont pas semées ensemble, mais suivant les tendances et la fantaisie des indigènes.
Dans le Decan, on cultive le Cajanus indicus, le Phaseolus radiatus, le Sesamum indicum et l'Hibiscus cannabinus dans les terrains moyens et dans les terrains légers, le Phaseolus aconitifolius, le Dolichos biflorus de temps en temps, le Guizotia abyssinica. En général, les Légumineuses sont récoltées avant le Sorgho.
Le Phaseolus radiatus müûrit généralement avant les autres Légumineuses.
Au contraire, le Phaseolus aconitifolius, dans un terrain moyennement léger, mürit plus tard que le Sorgho.
Les gousses du Vigna Catjang (Chao) et du Phaseolus mungo (Mug.) sont généralement cueillis avant la maturité et mangés comme légume. L’Hibiscus cannabinus est généralement laissé sur les champs après la maturité du Sorgho. Dans quelques parties du plateau du Decan, on cultive le Sorgho avec un mélange de Légumineuses, tous les ans dans le même terrain.
Dans le Broach, le Sorgho d’hiver est généralement semé seul. Si, à cause des pluies favorables de septembre, il est semé un peu, plus tôt que d’habitude, on lui adjoint un peu de Cajanus indicus du Sésame et aussi du Chibbi.
(Le Chibbi est une petite Concombre qui, avec l'humidité favorable de décembre et de janvier, s'étend dans les champs de Sorgho et rapporte beaucoup.)
Dans le Decan et le sud du pays des Mahrattes, on cultive le Carthame (Carthamus tinctorius, L., Gomposés), dans les champs de Sorgho.
Ces plantes ont des feuilles et des bractées piquantes qui éloignent les bestiaux et les empêchent de toucher à la plante principale.
Le Carthame donne lui-même ses pétales tinctoriaux, utilisés dans les fards et colorants alimentaires, et ses grains oléagineux qui fournissent environ 25 à 27 p. 100 d’une huile comestible.
On sème aussi le Lin, en sillons, comme plante intercalaire, en rangs séparés.
Dans le Bérar, le Sorgho est rarement semé seul. Il est le plus souvent mélangé avec les plantes: suivantes :
Cajanus indicus, Phaseolus Mungo, Phaseolus radiatus, Vigna Catjang barbati (Légumineuses) ; Sesamum indicum (Bignoniacées) ; Hibiscus cannabinus (Malvacées) ; Pennisetum typhoideum (Graminées) ; Panicum miliare (Kutki) ; Paspalum scrobiculatum (Kodo) (Graminées) ; on alterne ordinairement avec des Cotonniers. Cet assolement est favorable aux deux plantes, particulièrement dans les terrains légers.
Dans le Decan, plus le sable est léger, plus on mélange de Légumineuses au Sorgho, Phaseolus Mungo (green grain) et Sésame (Gingellys) et l’Aibiscus cannabicus du Decan sont mélangés aux semences de Sorgho dans des proportions variables, tandis que : Cajanus indicus, Dolichos lablab, Vigna Catjang et Ricinus communis sont semés en rangs intercalés.
Dans le district de Bellari, on sème le Carthame au bord des champs pour éloigner les bestiaux.
L’assolement indou Coton-Sorgho est le pendant de l’assolement américain Coton-Maiïs. Il est très usité dans la province de Madras. Il serait à pratiquer dans notre Afrique occidentale française, où la culture en ligne de l’Arachide entre les rangs de Sorgho serait aussi à faire, à l’imitation de ce que font les Américains, avec le Maïs et l’Arachide.
Dans les terrains légers le Ricinus communis et le Dolichos biflorus sont de bonnes plantes à cultiver avant le Sorgho.
On trouve en Birmanie septentrionale, en terrain très sec, une région de culture du Sorgho complètement isolée. En ne considérant pas le district montagneux de Pakkoku Chin Hills dans lequel le Maïs est la culture la plus importante, le Sorgho dépasse . le Riz comme étendue, et se place au premier rang des céréales cultivées dans ce pays.