CHAPITRE VII
Historique. — Le sucre du Sorgho paraît avoir été connu des Anciens. ;
La description de Pline, 1e* siècle, correspond bien au Sorgho sucré et lorsque le poète Lucien écrit au rie siècle : « Quique bibunt tenera dulces ab arundine succos » (certains boivent le suc doux du roseau tendre), il semble bien parler du Sorgho sucré, la: Canne à sucre n’ayant été introduite dans la région méditerranéenne que beaucoup plus tard, par les Arabes. Les noms « Melica» et « Melega », Ruel, 1537, Crescenzi, 1542 ; L’Obel, 1576; Dodoens, 1583 ; Cœsalpin, 1583 ; Porta, 1592 ; sont contemporains des noms plus spécifiques de « Milium » et de « Panicum ». Ils ont dû désigner une forme sucrée, ces mots contiennent, en effet, le radical « Mel », qui dans ce cas veut dire « sucré » et qui a donné « miel ».
Gaspard Bauhin, 1658, parle d’un « Milium arundinaceum » à grains blancs d'Arabie, de Mésopotamie et d'Asie Mineure ayant un chaume haut de 9 à 12 pieds, rempli d’un jus sucré, couronné par une belle panicule blanche, dressée, de 6 pouces de long, contenant des grains plats et rugueux.
C’est entre 1850 et 1860 que plusieurs variétés sucrées furent importées, d’abord, de Chine en France, par M. de Montigny, Consul de France à Shanghaï et d'Afrique du Sud en France, par Léonard Wray. Ces plantes furent introduites ensuite en Afrique du Nord et aux Etats-Unis.
Ce fut, d’abord, une époque d’espérances exagérées et un véritable engouement, auxquels succéda, chez nous, une période
d’oubli, correspondant au développement industriel du sucre de betterave. Les Américains, plus tenaces, sélectionnèrent leurs
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