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LE CES

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Fig. 51. — Shallu.

la partie exposée à la lumière, havane claire ou gris rouge dans les parties couvertes.

Une variété naine et de taille moyenne, d’origine mandchoue, très hâtive ou hâtive, qui mûrit en quatre-vingt-cinq à cent dix ; 17

Fig. 52. — Mil à chandelles Var. M. en Massue, Millet perle, Pénnissetum typhoïdeum, Rich.

jours suivant la saison et le pays de culture, serait sans doute intéressante à cultiver.en France.

Le Valley kaolian (fig. 48) ou Valley Brown (Brun de Valley). Les plants, de 4 m. 80 à 2 m. 70 de haut, ont des tiges assez fortes, portant huit à onze feuilles de 7 à 9 centimètres de large et de 60 à 67 centimètres de long. Les panicules larges, largement ovales, lourdes, ont de 25 à 50 centimètres de long et sont larges d'environ moitié de la lon-

gueur. Les rameaux inférieurs ont

de 10 à 20 centimètres de long, les rameaux supérieurs 10 à 12 centimètres. Les épillets obovales ont de 4 mm. 2 à 5 mm. 7 de long. Les glumes sont orangé rouge. Les grains obovales ou sublenticulaires ou subsphériques sont moins aplatis que ceux de beaucoup de variétés. Ils mesurent 3 mm. 5 à »o millimètres de long sur 2 mm. 5 à 4 millimètres de large. Ils sont de couleur crème ou pour la plupart havane clair, chamois ou rouge gris brun clair. C’est une variété de taille moyenne. Elle est hâtive ou moyennement hâtive et mûrit de quatre-vingt-quinze à cent cinq jours. C’est aussi une yariété à essayer en France.

Les Shallus forment un groupe à variétés tardives; communs aux Indes, à Madagascar, en Afrique orientale et occidentale, ils ont été

préconisés sous plusieurs noms. Dans des conditions favotables d'humidité avec une longue saison de culture, ces Sorghos donnent, en général, un bon rendement. Ils ne sont intéressants que pour la zone tropicale.

Ce sont de grandes plantes à panicules volumineuses dont l’axe incurvé à maturité laisse pendre d’un seul côté tous les rameaux chargés de grains blancs nacrés, paille très claire, recouverts de glumes pointues couleur paille. Dans certaines régions les Shallus atteignent 4 à 5 mètres de haut.

Des variétés américaines à grands rendements seraient à introduire à Madagascar.

On peut aussi cultiver le Mail à ndlr. var. en Massue ou Millet perle, Pennisetum typhoideum. Rich. (fig. 52) qui a müûri en fin septembre à Vanves (Seine). Le grain pourrait servir pour les volailles et, étant concassé, pour les animaux de la ferme. Les Milleis (Panicum miliaceum et Panicum titalicum), m'ont aussi donné de bons résultats à Vanves (Seine); le premier müûrit en trois mois.

Comment augmenter le rendement et la qualité du grain. — {° Cultiver les variétés adaptées ;

20 Employer des semences de haute vitalité ;

30 Bien préparer une bonne terre ;

4° Semer le grain au moment le plus favorable ;

50 Semer à une profondeur uniforme de sorte que tous les grains soient, au même niveau, en contact avec le sol humide ;

6° Employer le semoir à disques qui donne un semis uniforme ;

70 Bien soigner la culture pour empêcher la:venue des mauvaises herbes, qui ne péuvent pousser sur le même terrain sans nuire au Sorgho ;

8o Moissonner dès la maturité des grains ;

90 Laisser la récolte sécher avant de la battre ;

10° Régler la batteuse comme écartement et comme vitesse pour que les grains ne craquent pas ;

110 Séparer au tarare les bons grains des glumes et des impure-

- tés ;

, - 120 Emmagasiner le grain propre dans des coffres bien aérés où en tas souvent remués.

Variétés à cultiver. — Aucune variété ne peut donner son maximum de rendement par toutes les variations climatériques.

Une bonne humidité, une longue saison chaude de culture conviendra au Blackhull Kafir qui müûrit tardivement et donne un plus grand rendement que toute autre variété.

Des conditions plus sèches et des saisons de culture plus courtes conviendront mieux aux variétés hâtives.

En général, les Mils et Fétérita ont besoin de moins d'humidité que les Kafirs. Ils réussissent mieux dans les régions qui reçoivent moins de 40 centimètres d’eau par an. Le Mil nain donne, en général, un plus grand rendement que les autres variétés.

En général, les Kafirs réussissent bien dans des terrains assez chauds qui reçoivent 70 centimètres de pluie annuelle en moyenne et qui vont dans le sud-ouest des Etats-Unis jusqu’à environ 850 mètres d’altitude.

Les Kafirs hâtifs Aurore et Soleil levant sont les meilleurs à cultiver.

Choix des semences. — On doit apporter le plus grand soin dans le choix des semences. Le grain de semence doit être bien propre et il doit germer vigoureusement. C’est essentiel pour l'amélioration des sélections et le gros rendement des récoltes.

Dans la récolte on doit choisir les meilleures panicules pour la semence de l’année suivante. Par une sélection soigneuse, systématique et continue d’année en année, on peut arriver à des améliorations considérables dans l’uniformité des plants et des panicules et aussi à une augmentation sensible du rendement et de la qualité du grain.

Panicules à choisir. — On doit choisir les panicules qui répondent le mieux au type qu’on veut obtenir, comme grosseur, forme, couleur des glumes, grosseur et couleur des grains. Il vaut mieux ne pas choisir les panicules exceptionnellement

Prat

1. Blackhull-Kafir : Kafir à glumes noires. — 2, Red Kafir : Kafir rouge. —- 3. Pink Kafir : Kafir rose. — 4. Sunrise Kafir : Kafir soleil levant. —

5. Dawn Kafir : Kafir aurore. — 6. Fétérita. — 7. White Milo : Mil blanc. — 8. Dwarf Milo : Mil nain. — 9. White Durra : Douro blanc. — 10. Manchu Kaoliang : Kaolian de Mandchourie, —- 11. Barchet Kaoliang : Kaolian de Barchet. — 12. Valley Kaoliang : Kaolian de Valley. — 13. Shallu.

— 414, Sorgho sucré. — 15. Sorgho à balai.

(Réduction d’environ 1/18)

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larges qui s’éloignent trop du type. Elles proviennent d’hybridations qui sont le résultat de croisements variés et ne reproduisent pas l'espèce vraie. A l'inverse du Blé qui est autofécondé avant la sortie de l’épi, les Sorghos sont fécondés par le vent ou les insectes, la fleur étant épanouie. D’où difficulté de conserver des variétés pures et nécessité d'isoler les cultures destinées à produire des grains de semence.

En général, on choisira des panicules :

19 Semblables en forme et en grosseur :

2° Sur des plants de hauteur égale, basse autant que possible ;

30 De maturité égale ;

4° Dont l'abondance de grains est à peu près égale ;

5 Pour les Mils et les Douros on sélectionnera seulement les panicules des plants à tiges droites, on laissera de côté toutes celles dont le haut des tiges a des tendances à se courber. Les tiges courtes, plus faciles à cultiver et à récolter, donnent habituellement un meilleur rendement de grains que des:tiges élevées. De plus, elles sont beaucoup moins sensibles à la verse.

Epoque de la sélection des panicules. — [Les paniculés de semence doivent être choisies au moment où la moitié de la récolte est mûre. À ce moment il est facile de choisir les plus beaux spécimens se rapprochant le plus du type à obtenir ou à conserver. On choisit toujours les panicules les plus hâtives et les mieux conformées.

On peut aussi choisir les panicules avant la parfaite maturité, Dans ce cas on marque les sujets choisis avec un morceau de ficeile ou tout autre procédé.

Lorsqu'on récolte à maturité, cette précaution est inutile, on coupe les panicules en leur laissant 10 à 15 centimètres de tige et on les place dans un sac dont on a soin de se munir.

Soins à donner aux panicules de semence. — Les panicules doivent être placées dans un endroit sec et bien aéré et protégé des oiseaux et des rongeurs.

Les empiler, c’est s’exposer à les voir moisir, si elles ne sont pas

parfaitement sèches. Elles devront être suspendues, dès qu’elles seront cueillies.

On passe un fil de fer à travers les tiges et on les enfile ainsi par bottes de cinquante. On peut aussi remplacer le fil de fer par une ficelle en se servant d’une aiguille d'emballage ; on lie les deux extrémités du fil de fer ou de la ficelle et on suspend la botte au plafond d’un grenier ou d’un hangar. Il faut les isoler des murs et au besoin les protéger des oiseaux en les recouvrant avec des sacs d'emballage. |

Préparation des grains pour semence. — Il faut battre très soigneusement les panicules et bien nettoyer le grain avec un tarare. Il faut ensuite essayer leur pouvoir germinatif. Les grains de toutes les variétés devraient être traités pour le charbon, produit par l'Ustiligo Sorghi, bien que les Américains considèrent comme réfractaires au charbon les Mils et Fétérita. Dumas, au Sénégal et Soudan (1906), recommande de les traiter tous.

Battage des « Porte-grains ». — On bat généralement au début du printemps, peu de temps avant de semer, au moment où les travaux de la ferme ne sont pas encore pressants. La quantité de semence nécessaire est généralement assez petite. Il est donc inutile de se servir de machines. Le mieux est de battre à la main en mettant cinquante panicules dans un sac sur lequel on tape avec un bâton. Pour une plus grande quantité, on étale la panicule sur une bâche et on bat au fléau. On sépare les panicules débarrassées des grains et on passe au tarare qui sépare les grains des glumes et des brisures.

Traitement du grain pour le charbon. — Cette maladie. pouvant anéantir presque complètement une récolte, il est essentiel de traiter les grains pour en protéger les cultures à venir.

Les Américains préconisent l’immersion pendant une heuré dans une solution de formaldéhyde commerciale à 3 grammes par litre ou à 300 grammes par hectolitre.

On plonge les sacs dans la solution, on les retire au bout d’une heure, on les égoutte et on étend les grains sur un plancher propre ou sur une toile. Les toiles dont on se servira après traitement seront préalablement traitées à la formaldéhyde ou passées à l’eau bouillante.

On peut aussi opérer par arrosage sur une toile.

Un procédé mieux à la portée de nos agriculteurs est celui au sulfate de cuivre, à raison de ? à 3 kilogrammes pour 100 litres d’eau par immersion, ou de { kilogramme pour 5 à 10 litres d’eau par pralinage pour 3 ou 4 hectolitres de grains.

Le procédé par immersion m’a donné d’excellents résultats. Je n’ai pas eu de panicules malades en 1920.

Culture. — Le Sorgho à grains pousse dans tous les sols, depuis les terres légères et sablonneuses jusqu'aux terres fortes et marneuses. Un rendement maximum de 80 hectolitres à l’hectare (88 boisseaux à l’acre ou arpent) a été obtenu en terrain sablonneux à la station Big Springs, Texas. Des rendements analogues ont été obtenus à la station d’Amarillo, Texas, en terre lourde et glaiseuse. |

A égalité des autres conditions, les sols riches produisent de plus gros rendements que les sols pauvres. Mais la plupart des terrains peuvent donner de bons rendements. L’humidité convenablement distribuée est souvent le facteur déterminant pour la production, plus que le sol lui-même. :

Avec une bonne semence, une culture appropriée et une humi- - dité suffisante pour la pousse normale de la plante, on peut obtenir de bons rendements aussi bien en sols légers qu’en sols

lourds.

Préparation du terrain. — Les sols légers demandent moins de préparation que les sols lourds. Le terrain préparé pour les semailles doit être uniforme. Les grosses mottes doivent être brisées et la surface du sol doit être travaillée pour qu’il ne reste ni trous, ni poches d'air. La surface ne doit pas être trop finement pulvérisée. Si la surface est trop fine, les terres s’agolu-

tinent et durcissent après les pluies, et les terres légères sont trop facilement balayées par le vent.

Labours. — Les labours d'automne donnent de meilleurs résultats que les labours du printemps. Ils retiennent la neige, favorisent la pénétration de l’eau d’hiver dans le sous-sol. De plus, ils détruisent les mauvaises herbes qui utilisent une partie de cette humidité. Les labours d'automne en terre tassée doivent être de 15 à 18 centimètres. Les labours de printemps gagnent quelquefois à être faits à faible profondeur. Dans ce cas les semailles sont faites immédiatement après les labours et on a bien soin de ne pas trop recouvrir les grains.

Hersage.— Unlabour d'automne, un émiettement aux disques, de bonne heure, au printemps et un coup de herse à dents, juste avant d’ensemencer, donnent d'excellents résultats.

Pour le rayonnage, les semailles, etc..., voir le chapitre « Culture », qui est la même pour le Sorgho à fourrage.

Moisson. — Trois méthodes de moisson sont communément en usage : 10 la section des panicules à la main ; 20 la section des panicules à la machine ; 30 le fauchage de la plante entière: avec une moissonneuse. Avec la première et la deuxième méthodes les chaumes restent debout dans les champs où ils peuvent être employés comme pâturage ou retournés comme engrais organique. Dans la troisième méthode, les tiges et les panicules sont récoltées et la récolte peut être donnée comme nourriture, ou bien le grain peut être battu plus tard.

Malgré l’année pluvieuse peu favorable (1922), les variétés White Mio (Mil blanc), Pink Kafir (Kafir rose), Dawn: Kafir (Kafir aurore) ont mûri en octobre 1922 à Vanves (Seine) et malgré une très grande sécheresse le Douro blanc ou Dari à grains blancs aplatis a donné une bonne récolte dans le Gard.

Séchage. — Au moment de la moisson, les panicules contiennent généralement trop d'humidité pour être battues ou mises

immédiatement en tas importants sans courir le danger d’échauffement. En bonne saison, on peut étaler les panicules en couche mince sur les chaumes coupés ras où sur une terre propre et battue, ou mieux, comme on le fait en Afrique occidentale, sur une couche de tiges sèches qui sert de support et laisse passer l’air.

La dessiccation demande environ dix jours. On peut alors battre les panicules ou les mettre en meules pour être battues plus tard. On doit recouvrir ces meules de bâches imperméables qui les garantissent de la pluie.

Les Américains emploient, pour la conservation des panicules, des coffres bien aérés ou des magasins à claires-voies dans lesquels les panicules peuvent être mises dès qu’elles sont récoltées.

Ce procédé diminue la manipulation et évite les dégâts occasionnés par la pluie. Les « magasins à claires-voies » ne doivent pas avoir plus de 1 m. 80 à 2 mètres de large sur 2 m. 40 à 3 mètres de haut, et doivent être aussi IAE qu'il est nécessaire pour contenir la récolte,

Une manière facile de construire un magasin à claire-voie consiste à enfoncer en terre une double rangée de poteaux à 1 m. 80 de distance les uns des autres, les deux rangées étant écartées l’une de l’autre de 1 m. 80. Les poteaux d’une même rangée sont reliés dans le haut par une planche ou un madrier cloué à la partie supérieure des poteaux. Ces planches consolident les piliers en même temps qu’elles soutiennent la toiture On cloue au moins deux lignes de planches en plaçant celle du bas à environ 30 centimètres du sol. On place entre les planches un treillage métallique à larges mailles. On pourrait très bien remplacer les poteaux et les planches par des bambous et le treillage métallique par un lattis de bambou assez lâche, ou en utilisant les tiges de Sorgho en guise de bambous comme le font les Mandchous et les Chinois.

Le mieux est aussi d'isoler du sol la couche du bas, en la plaçant sur des fagots ou sur du treillage cloué lui-même sur des pottrelles. On maintient aussi une bonne ventilation. La toiture

largement débordante peut être faite en n'importe quelle matière propre à cet usage y compris la tige de Sorgho lorsqu'on n’a

rien de meilleur.

Lorsque la récolte est faite à la moissonneuse-lieuse les gerbes sont mises en javelles par douze ou par dix-huit et placées debout toutes appuyées sur une gerbe centrale. Les panicules sèchent bien et l’eau des averses coule ainsi sans grand dommage.

Battage. — Les Sorghos à grains sont battus avec la même machine que les autres grains. Il faut enlever la moitié des dents des concaves et réduire la vitesse au tiers de celle nécessaire pour battre le Blé. Sans cette précaution beaucoup: de grains sont brisés. Ils sont, en effet, plus gros et plus mous que ceux du Blé et ne peuvent supporter le même battage. Si la moisson est faite en gerbe on peut la battre :

1° En enlevant les panicules avec une hache, un couperet ou un grand couteau, sur un billot ;

20 En maintenant les gerbes contre le cylindre jusqu’à ce que les panicules soient battues ;

30 En mettant les serbes entières dans la machine.

Ce dernier procédé n’est possible qu'avec des tiges courtes et minces.

Conservation des grains. — On peut conserver les grains dans des coffres ou en sacs. [ls doivent être d’abord bien nettoyés des débris de paille et des brisures qui rempliraient les espaces entre les grains et, empêchant l’air de circuler, feraient s’échauffer la masse, surtout si elle était un peu humide. Il faut continuellement surveiller le grain en magasin et remuer celui qui menace de s’échauffer. Dans les magasins d’une certaine importance les grains sont continuellement remués mécaniquement.

On peut aussi mettre le grain en sacs dans lesquels l’air circule. Le coffre à ventilateur préconisé par M. George Bishop dans lOklaona Farm. Journal, 1915, est très recommandable. C’est une grande caisse munie dans le fond de deux couloirs d'aération formés de planches d’environ 25 millimètres d'épaisseur sur 10 centimètres de large et aussi longues que le coffre. Ces planches sont placées parallèlement et consolidées par des traverses à un écartement de 10 centimètres ; le tout est recouvert de treillage

galvanisé à maille assez fine pour ne pas laisser passer le grain. Ces deux extrémités du couloir aboutissent à deux trous de même forme, à la base des parois du coffre.

On place ces ventilateurs à environ 1 mètre de distance.

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