‹ Le SorghoChapitre 56 sur 81 · RO CE NS EE RER · texte numérisé non relu

RO CE NS EE RER

Fig. 53. — Coffre à grain et son ventilateur, d’après George Bishop.

L'air circule ainsi librement et continuellement dans la masse du grain et l’empêche de s’échauffer.

Dans les coffres profonds il est avantageux de placer sur les ventilateurs horizontaux des couloirs verticaux qui permettent une meilleure aération de la masse.

RÉSUMÉ

Lorsqu'on veut exploiter le Sorgho pour ses grains, on le cultive généralement en lignes écartées. En Algérie, on sème le «Douro » à la volée ou au semoir (voir « Fourrage »).

En coupant les tiges un peu avant la maturité complète des grains, c’est-à-dire avant que le chaume soit sec, on peut avoir une récolte de fourrage avec les tiges et une récolte de grain en coupant les panicules à leur base et en les faisant sécher. Cette façon de faire est assez avantageuse, mais il faut avoir bien soin

de faire sécher les panicules. Ces grains moisissent très facilement. Les tiges encore vertes peuvent être conservées comme fourrage dans les mêmes conditions que précédemment.

On moissonne le Sorgho mûr ‘avec une faucheuse à Blé, une faucheuse à rangées, ou à la main avec une faucille serpe.

Lorsqu'on a de grandes surfaces à moissonner, l’économie à faire par l’emploi 4e la meilleure machine est importante, et l'emploi de cette machine s'impose,

Lorsque la récolte entière doit servir de nourriture au bétail, il est inutile de couper les panicules. On laisse alors sécher les gerbes en javelles et on les met en meules sans les battre. De cette manière les animaux consomment toute la plante, la tige et les feuilles comme fourrage et le grain en remplacement du Maïs, de l’Orge ou de l’Avoine, sans manipulation aucune de battage, vannage et triage.

Dans les régions sèches, cette mise en meule suffit ; à la condition d'employer les mêmes principes de montage que pour le foin seul ; meules toutes en longueur, rangées dans le sens des vents dominants, l’attaque de la meule se faisant toujours du côté opposé aux vents dominants.

Lorsqu'on veut expédier au loin le fourrage avec ses panicules et leur grain, on peut les mettre en balles à l’aide d’une machine à faire les balles de Houblon, c’est la plus commode. Les machines habituelles à presser le foin sont trop petites pour presser les gerbes.

En Amérique, on laisse quelquefois le chaume sur place et on ne récolte que les panicules à l’aide d’une charrette à quatre roues munie d’un coupeur spécial attaché à la caisse de la voiture. Lorsque la récolte est ainsi moissonnée il ne faut pas mettre les panicules en tas avant qu’elles soient complètement sèches. Elles fermentent rapidement si elles sont un peu humides. Le mieux est de les étaler en couches minces pour les faire sécher.

Si le Sorgho est semé en sillons serrés ou à la volée on peut le couper au moyen d’une moissonneuse habituelle dont Vélévateur a l’extrémité ouverte.

On peut séparer les panicules au moyen d’une machine spéciale analogue au couperet des boulangers, ou simplement en en plaçant les gerbes sur une bûche ou sur un billot et en les coupant à l’aide d’une hache ou d’une serpe.

Les grains doivent être parfaitement secs lorsqu'on les bat, sinon, on devra les étendre en couches minces sur un plancher bien propre et bien aéré pour les sécher,

Les grains absorbent facilement l'humidité, il faut les retourner de temps en temps avec une pelle.

Lorsqu'on traite le Sorgho pour sucre ou pour alcool, les panicules sont séparées par la coupeuse de cossettes et basculent dans une glissière spéciale dès que le reste de la tige est divisé (fig. 32). Il ne reste plus qu’à les faire sécher et à les battre. Il est avantageux de récolter en même temps le sucre et le grain ou l’alcool et le grain, cette dernière récolte ayant son Importance pour la nourriture des volailles, des bestiaux et des porcs.

Il est indispensable d'éliminer les panicules charbonneuses et de les brûler pour éviter de contaminer le reste de la récolte et de compromettre peut-être la récolte suivante.

Au Soudan, où les Sorghos atteignent 4 à 5 mètres de haut, un ouvrier penche les tiges et, avec le pied, les brise à la base en les couchant sur le sol en lignes parallèles de trois ou quatre rangs, de façon à laisser des passages pour ceux qui sont chargés de couper les panicules, qu’ils déposent en petits tas sur les tiges étendues. Un coucheur de tiges suffit pour alimenter le travail de deux coupeurs.

Lorsque la ferme est proche on rentre les panicules dont on achève la dessiccation en les exposant sur les plates-formes en branchages montées sur des traverses à une certaine hauteur du sol. La récolte reste là jusqu’au battage.

On est parfois obligé de laisser la récolte en plein champ, on nettoie alors un espace sur lequel on range des tiges étendues, c’est sur ce lit de tiges qu’on place les panicules.

Le battage se fait à la batteuse ordinaire, on peut passer toute la plante lorsqu'on veut en tirer du fourrage sec en même temps que du grain. Dans ce cas on modifie l’écartement des organes de la machine pour permettre l'introduction de la plante. On peut aussi insérer seulement les panicules et retirer les tiges, mais c’est un travail pénible. Le mieux est de séparer les panicules des tiges et de faire passer les panicules seules dans la machine.

On bat aussi le Sorgho au fléau, ou comme au Soudan à l’aide de longs bâtons coudés.

En Algérie, la récolte est piétinée sur aire par des bœufs comme

‘on battait les céréales aux époques reculées de l’ancienne Egypte.

! Le vannage se fait au tarare, au van, dans un courant d’air ou comme au Soudan en laissant tomber les grains d’une plate-forme montée à 4 mètres au-dessus du sol et placée dans un courant

d'air. Les grains et les balles se séparent ainsi facilement par densité ; il en est de même des grains malades.

Le grain représente environ la moitié du poids des panicules.

Le Douro donne environ pour 100 kilogrammes de grains bruts et panicules, 58 à 60 kilogrammes de grains nus.

Le Sorgho sucré Ambré hätif de Minnesota m’a donné : glumes et débris, 28 p. 100; grains nus, 72 p. 100, mais ces chiffres sont variables.

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