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glumes ; le caryopse avec sa radicule et sa gemmule semble décortiqué.
La coiffe ou la pointe de la radicule apparaît à travers la glume éclatée, bientôt suivie de Ia zone des poils absorbants, qui ï “ pe :
s’allonge et s'enfonce. Elle se garnit de radicelles dans la mousse.
À ra FRAC . 4° . . < Vers la fin de la période germinative, quand le grain devient flasque et ridé, tout ce système primitif disparaît et fait place aux seules racines adventives qui continuent à nourrir la plante ; les feuilles produites par la gemmule se développent le plus souvent sous la glume dont la base est éclatée, et dès que leurs pointes arrivent à la lumière, elles verdissent.
Ensuite elles s’allongent et lorsque, vers le dixième jour, la première feuille attemt environ 5 centimètres, on voit pointer
APERÇU BOTANIQUE ET DESCRIPTION s
la seconde. Le seizième jour toutes les jeunes plantes sont pourvues de racines adventives et les deuxièmes feuilles commencent à s'ouvrir. En pleine terre les feuilles s’ouvrent dès qu’elles sont à la lumière, elles sont d’un vert plus ou moins intense avec souvent un fond rouge qui assombrit le vert.
Fig. 6.
Ces feuilles sont d’abord très serrées les unes autour des autres sur une tige à nœuds rapprochés. La tige principale n’est visible à l’extérieur que bien après la germination. La gaine de la première feuille recouvre toute la base de la jeune plante et cache les premiers entre-nœuds qui sont très rapprochés les uns des autres. Les jeunes pousses de Sorgho sucré sont très riches en glucoside cyanogénique et très toxiques, nous reviendrons sur ce sujet.
Un jeune Sorgho de 10 jours, arraché de la mousse et placé horizontalement sur la même mousse humide, sous cloche, se
redresse aux environs du premier entre-nœud visible et en six. jours pousse des racines adventives d’un centimètre de long, alors que la racine primitive se flétrit (fig. 7).
Racine. — [a partie souterraine des Sorghos (fig. 8) est constituée par des entre-nœuds raccourcis, comprimés, de plus en
Fig. 8. — Partie souterraine du Sorgho montrant les entre-nœuds raccourcis, les racines adventives et les bourgeons latéraux.
plus rétrécis vers la base de la tige qui porte, aux premiers temps de sa formation, la cicatrice de la radicule avortée.
A chacun de ces entre-nœuds naissent des racines adventives qui s’étagent ainsi sur plusieurs rangs. Elles atteignent en général 25 à 30 centimètres de longueur et souvent plus, dans les terrains favorables.
Ces racines ont le caractère de celles des Graminées. Elles ne sont jamais rameuses, mais portent de petites radicelles très. minces et courtes sur toute leur longueur.
Toutes les racines de la plante adulte sont adventives, la radicule primitive avortant ordinairement assez tôt.
Les Sorghos, comme les Graminées, forment très facilement des racines adventives aux entre-nœuds les plus rapprochés du sol. Elles s’enfoncent dans le sol et forment des étais de soutien.
Linné a décrit ce caractère : « Radices ex infinis caulis geniculis descendunt in terram. »
Les entre-nœuds les plus élevés ont souvent à leur base des petits mamelons qui sont des débuts de racines adventives.
Dès qu’une tige est couchée par le vent, elle forme des racines adventives à tous ses entre-nœuds et tous ses bourgeons latéraux donnent des pousses qui forment de nouvelles plantes.
C’est cette observation qui m’a permis d’obtenir des boutures à l’aide de tronçons de tiges comprenant un nœud.
Tige. — Normalement la tige du Sorgho est droite. C’est un chaume plein (fig. 9) comprenant une suite d’entre-nœuds plus courts vers la base, plus longs vers le sommet. Chaque nœud porte une feuille dont la gaine fendue recouvre souvent le nœud supérieur avant de laisser s’étaler son limbe.
À l’aisselle de la gaine, à chaque nœud, à la base d’une légère cannelure ou d’un faible aplatissement, se trouve un bourgeon qui reste le plus souvent à l’état rudimentaire. Les bourgeons souterrains et ceux de la base des tiges, au contraire, donnent généralement des tiges secondaires, il n’est pas rare d’en voir 5 et même 8 ou 10 lorsque la saison est bonne et que la terre est fertile. Par les étés chauds et humides, on voit souvent se développer les bourgeons latéraux aériens. On voit parfois, dans ces conditions, les rameaux latéraux pousser plus haut que l’inflo-
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