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CHAPITRE XIX

I. Mordant de chrome pour soie. — Préparation. — 19 On précipite l’alun de chrome ou le sulfate de chrome par le carbonate de soude ;

20 On recueille sur une toile lots de chrome formé. Il contient 60 à 70 p. 100 d’eau quand il est égoutté ;

30 On dissout l’hydrate de chrome dans l’acide acétique ordinaire Courant à 8° ;

40 On sépare Poeyde de chrome en excès par filtration et on peut l’employer tel quel. On obtient un mordant plus fort en saturant par le carbonate de soude sec (sel Solvay). |

Application. — On laisse la soie vingt-quatre à quarante-huit heures en contact en évitant que la soie ne sorte du liquide, on lave sommairement, et on teint.

IT. Mordant d'alun pour soie. — Préparation. — Une solution saturée d’alun est neutralisée par le carbonate de soude jusqu’à léger précipité persistant.

Application. — On laisse la soie en contact pendant vingtquatre à quarante-huit heures, en évitant qu’elle subisse le contact de l’air.

Teinture de la soie. — Décreusage. — La soie est d’abord décreusée et blanchie avec 20 p. 100 de son poids de savon pen-

dant une heure et demie au bouillon, ffuis bien rincée à l’eau de pluie, ou à l’eau pure, exempte de sels calcaires ou métalliques.

Teinture. — La teinture se fait au bouillon en bain acide sulfurique en étendant d’eau le liquide d'extraction à 0,5 p. 100 d'acide. On peut au besoin concentrer le liquide et le saturer en partie par le carbonate de soude. La teinte monte vite.

La couleur « saumon » s'obtient en teignant la soie décreusée, au bouillon, avec le jus d’extraction à 0,5 p. 100 d’acide sulfurique.

Les tons « amarante » s’obtiennent au bouillon en ajoutant au jus d'extraction à 0,5 p.100 d’acide sulfurique, de la dissolution d’étain et de la crème de tartre (bitartrate de potasse), plus ou moins, selon la teinte à obtenir. La belle teinte amarante s’obtient avec du bichlorure d’étain dont l’excès d’acidité a été chassé par dessiecation au bain-marie, et de la crème de tartre, rmçage, puis teinture au bain peu acide.

Les tons vieux rose s’obtiennent de la même facon en ajoutant un peu d’excès de dissolution d’étain et de l’acide oxalique.

En teignant d’abord en liqueur oxalique et en ajoutant la crème de tartre et la dissolution d’étain, on obtient un ton très voisin de l’écarlate.

Teinture sur laine.

Mordant de chaux pour laine. — On sait que diverses substances augmentent l’affinité de la laine pour les colorants : le chlore, les alcalis, le bisulfite de soude, la chaux sont dans ce cas.

Le chlore et le bisulfite sont employés industriellement. Les alcalis caustiques attaquent facilement les fibres animales et sont dangereux à employer.

La chaux, qui donne de si remarquables résultats, n’est pas employée et c’est dommage, car l’affinité de la laine pour les colorants est considérablement augmentée par le traitement à l’eau de chaux.

D’après Valette, la laine placée dans de l’eau de chaux saturée

à 1 gr. 34 de chaux par litre, absorbe 2 gr. 40 p. 100 de chaux de son poids; son maximum est atteint au bout de six heures de contact.

La quantité de chaux absorbée n’augmente pas sensiblement

après plusieurs jours. Une très faible partie de la laine se dissout en se combinant à la chaux. Les substances kératiniques, soie, laine, poils, corne, se gonflent et se dissolvent dans les alcalis.

La laine placée dans les mêmes conditions dans l’eau de baryte, de strontiane, de lithine, absorbe également ces oxydes dans les proportions de : 3 gr. 69 p. 100 de baryte, 2 gr. 4 p. 100 de strontiane, 0,7 p. 100 de lithine.

Un avivage d’une demi-heure à l'acide chlorhydrique à 1 p. 100 en fait disparaître toute trace de chaux ou de ces oxydes. Les cendres normales diminuent même de poids.

Les laines teintes immédiatement après passage en chaux ont pour les divers colorants une affinité beaucoup plus grande que la laine non traitée; affinité supérieure même à la laine chlorée, pour laquelle on ne peut pousser l’action du chlore, qui détériore la fibre.

Les nuances obtenues sont bien plus corsées et résistent mieux au frottement.

L'action est maximum pour la chaux et la baryte, moindre pour la strontiane et minime pour la lithine. La fibre est mouillée plus rapidement par l’eau. L’avivage acide ne modifie pas ces propriétés.

L’affinité est donc due à une modification de la fibre et non à la présence de l’oxyde. L’attraction pour les colorants se manifeste même en solution alcoolique. Elle persiste également après blanchiment à l’eau oxygénée.

Les matières en suspension dans l’eau et dans l’alcool sont attirées plus vivement que par la laine ordinaire.

Pratiquement, on fait de l’eau de chaux avec de la chaux éteinte, on laisse déposer et on mouille entièrement la laine en ayant bien soin de l’immerger complètement dans le liquide, on la remue de temps en temps. On la retire au bout de six heures ou

d’une nuit ; on la rince et on la passe ensuite en bain acide chlor- ‘

hydrique blanc exempt de fer, à 1 p. 100 d’acide. On rince encore à fond et on peut teindre.

J’ai cru bon de détailler ce procédé qui est peu coûteux, facile à employer et qui donne des résultats excellents. On peut d’ailleurs employer les autres mordants ensuite, suivant les teintes à obtenir, comme pour la laine qui n’a pas été traitée par l’eau de chaux.

Mordançage au bichromate de soude et à l’acide sulfurique pour

laine. — Le mordant est proportionné au poids de la laine. Bichromatedésonde st". .1. 5 p.100) du poids Acide sulfurique... .........1... 10 2200 -detianeine.

On fait bouillir une heure, dans une quantité d’eau suffisante pour qu’elle couvre bien la laine, jusqu’à coloration brune, on conserve humide et à l'abri de la lumière jusqu’au moment de la teinture.

Mordançage au bichromate de soude, crème de tartre, sur laine, — Le mordant est composé de :

. Bichromaté desoude ........... 5 p.100 } du poids Crète de-fartre st... 0. 10 — dela laine.

(bitartrate de potasse)

On fait bouillir dans une quantité d’eau suffisante pour que la laine puisse être remuée facilement.

On fait bouillir, en portant doucement à l’ébullition, pendant une heure environ.

La laine devient gris verdâtre et le bain s’épuise.

Il est bon de conserver les écheveaux humides jusqu’à la teinture. En séchant, la laine mordancée perd une partie de son affinité.

Teinture sur mordant «bichromate de soude, crème de tartre ». — Il est nécessaire de neutraliser la teinture mère presque complètement, avec du carbonate de soude.

On ajoute petit à petit la teinture en solution presque neutralisée.

On teint à l’ébullition. La laine mordancée au chrome a une

orande affinité pour la matière colorante, qui donne sur laine des teintes « bordeaux ».

Mordançage à l’alumine. — On fait bouillir pendant une heure environ la laine avec 20 p. 100 de son poids de sulfate d’alumine neutralisé au carbonate de soude, sans amener la précipitation de l’alumine. Il faut avoir du sulfate d’alumine exempt de fer.

Il vaut mieux garder humide dans un endroit frais, à la cave par exemple, en attendant de teindre.

Teinture sur mordant d’alumine. — On teint directement la laine humide, ou bien on mouille à l’eau chaude la laine mordancée, qui est séchée. Dans les deux cas, on la fa't bouillir une heure environ avec la solution de colorant faiblement acide.

La teinte monte vite, on obtient des nuances du vieux rose au prolet foncé rabattu.

La laine à la chaux mordancée à l’alun-crème de tartre donne une teinte saumon foncé très corsée.

Mordant d'étain pour laine et soie.

Préparation. — Le mordant ou dissolution d’étain, très employé dans l’écarlate de cochenille, est obtenu avec :

BÉARÉDUR EPA CR SE EEE Eee 10 p.

AGIT DITIQUE DUO A RER AE Lee ment Mens 80 p. Chlorhydrate d'ammoniaque . 12... RAR 10 p.

On mélange l'acide nitrique et le chlorhydrate d’ammoniaque, puis on ajoute l’étain petit à petit. Des vapeurs nitreuses se dégagent en abondance et la température s’élève fortement. Quand l’étain est entièrement dissous, la solution est prête pour l'emploi.

Application. — La laine est mise à bouillir dans une quantité d’eau suffisante contenant la dissolution d’étain (10 p. 100 du poids de la laine) et du bitartrate de potasse (20 p. 100 du poids de la laine) pendant trois quarts d'heure : la laine est ensuite lavée rapidement et séchée.

La teinture est faite le lendemain avec la dissolution acide du colorant (acide sulfurique à 0,5 p. 100), elle donne une teinte

amarante, très riche et très intense, qui monte rapidement. Le mordançage à la dissolution d’étain seule sans crème de tartre donne une teinte brique très agréable.

Lorsqu'on teint directement la laine avec la dissolution d'étain et la crème de tartre sans mordançage préalable, on obtient des teintes variant du ponceau au saumon et à la couleur chair. Il se forme dans le bain de teinture une laque qui, déposée et lavée, prend une belle couleur rouge orangé.

D'une manière générale, si on teint après mordançage à la dissolution d’étain-crème de tartre, peu acide, rinçage rapide et séchage, avec une solution du colorant presque neutralisée, par conséquent peu acide, on obtient la couleur amarante ; si on teint avec la dissolution du colorant non neutralisée, après mordançage, rinçage et séchage, on obtient des teintes brique et chaudron.

En résumé :

19 Bain peu acide: teinte amarante :

2° Bain acide : teintes brique et chaudron.

Mordants doubles.

Préparation. — Comme leur nom l'indique, les mordants - doubles sont composés de deux mordants. Le suivant m’a donné de bons résultats :

Dissolution d’étain . RS M T2 «4 centimètre cube

ATOS SRE ARS A RE ee ART 0er 5 grammes Grème dettartresrme raie M re Me L0 — Pourlaimerne her ct MR eee Le 20 —

Application. — On fait bouillir pendant trois gares d'heure, on lave et on laisse sécher.

Teinture. — On teint en solution sulfurique en présence d'acide oxalique, la teinte obtenue est un vieux rose foncé très agréable.

Bruniture. — On appelle « bruniture » le virage obtenu avec un sel métallique, fer, cuivre, chrome, pendant ou après l’opération de la teinture.

Avec le Sorgho :

Les teintes brunes, kaki plus ou moins foncé, beige, s’obtiennent par bruniture au bichromate de soude à l’ébullition en concentrant plus ou moins suivant la teinte à obtenir.

Les teintes grises plus ou moins foncées s’obtiennent de la même façon avec l’acétate ou le pyrolignite de fer, et le bain est sensiblement neutralisé. Îl en est de même des teintes obtenues avec l’'acétate ou le sulfate de cuivre.

Observations. — Les teintures sur alun ou sur étain obtenues en milieu très acide sont rouges, tirant un peu sur l’orangé.

La teinture sur étain est rouge brique, chaudron.

La teinte amarante de l’étain s'obtient : 1° par un mordançage au chlorure stannique dont l’excès d’acidité a été préalablement chassé par évaporation à siccité au bain-marie. Ce chlo- | rure stannique est redissous dans l’eau, on ajoute à cette solution de la crème de tartre, on mordance à l’ébullition, on rince rapidement puis on sèche et on teint en bain peu acide;

20 En solution peu acide, après mordançage à la dissolution d’étain mélangée de crème de tartre, en neutralisant presque le liquide d’extraction de couleur au carbonate de soude.

Le lavage au savon bouillant éteint un peu les nuances, on peut après un bon rinçage les aviver ensuite par l’acide acétique. La teinte sur bichromate-crème de tartre vire au bleu violet.

Les teintes obtenues en bains très peu acides sont plus solides que celles qui sont obtenues en bains plus acides.

Pour les essais de résistance à la lumière j'ai choisi comme étalon l’écarlate de cochenille des Gobelins, obtenu de la façon suivante :

Cochenlle reste ANS A ROUTINE 25 p.100 } du poids IDÉCOBONMCMENNTE cospbe sono sobe 20 — de la laine,

Dans la quantité d’eau suffisante on fait bouillir le temps nécessaire la cochenille grossièrement pulvérisée, la dissolution d’étain et la laine.

Pour les nuances corsées on va jusqu’à 50 p. 400 du poids de la laine.

Laques et peintures.

Laques stanniques. — Laque rouge violacé. — La liqueur acide neutralisée presque complètement est additionnée de dissolution d’étain et portée à l’ébullition.

La laque se forme en grumeaux, elle est lavée par décantation, filtrée et lavée sur filtre et séchée en évitant d'y mettre des fibres de papier qui donnent des nodules au broyage.

La laque est ensuite broyée à l’huile, à la molette ou à la machine ; ou bien employée telle quelle après addition de gomme adragante, de gomme arabique ou de gélatine, 1 p. 100 environ . du poids de la couleur.

Fabrication des couleurs pour l'aquarelle. — 19 On fait un mucilage en gonflant la gomme adragante dans l’eau ;

20 On tamise bien ce mucilage au tamis de laïton n° 200 ;

39 On broie la couleur avec de l’eau glycérinée à 5 p. 100 en volume. Quand le broyage est bien fait, on ajoute la portion voulue de mucilage et de gomme adragante tamisée. On continue le broyage jusqu’à mélange parfaitement intime, on peut remplacer la gomme adragante par la gomme arabique, qui donne de bons résultats.

La laque ponceau s'obtient de la même façon mais en ajoutant simplement au début de l'opération de la crème de tartre qui donne une nuance plus rouge tirant sur l’orangé.

Teinture du coton.

Le colorant seul ne prend pas sur coton. Additionné d’une très faible quantité de tanin (extrait tannique, sumac, ete.) 1l donne avec les différents mordants des nuances agréables, claires,

bonnes pour la bonneterie.

Avec le stannate de soude …............. mauve lilas

Aluminate de soude............... Ro e mauve bleuté

Pyrolhigniteide fer... tnt eerEetrr gris perle

Chorurerde titane. Heure Le RL nr gris rosé

IAGCOLALENE CRTOME RE mere gris bleu MB ienivTe CELL Ds EUR D gris bleu (gris verdä-

S tre à gris bleu violacé).

SUMAENTeNMICKEMANECERTRE ET ENTER RELE gris perle bleuté.

Teinture du cuir.

La peau pour ganterie, rincée, est trempée dans le colorant tiède. (Industriellement on traiterait au tonneau ou à la barbo- ‘teuse en bois.) Quand elle est bien imprégnée et que le bain de teinture est tiré à clair, on ajoute le sel métallique, suivant la teinte à obtenir.

Le fer, sulfate ou acétate, donne des gris plus ou moins foncés.

Le cuivre ou acétate donne des gris violacés.

L’alun ou le sulfate d’alumine donne des tons vieux rose.

Les bichromates alcalins donnent des tons bruns ou beiges.

Le mordant d’étain donne une teinte rouge lilas.

Les teintes grises, brunes et beiges sont seules à retenir.

Les peaux teintes sont neutralisées au borate de soude pour éviter un excès d’acide toujours nuisible, rincées et nourries avec une émulsion de jaune d’œuf en dissolution dans l’eau tiède.

Il faut autant que possible garder une barboteuse pour les “noirs et les gris, pour éviter de tacher les autres nuances.

La teinte gris perle s'obtient facilement, elle est aussi Jolie que le gris au « sanguin ». Le « sanguin » est un pin de baies de troène très employé en ganterie, Ce sont des enfants et des femmes qui font la cueillette des baïes de troène. Avec le prix de la maind'œuvre et les difficultés de la récolte, on pense au prix élevé de cette matière et combien il serait souhaitable qu’on la remplaçât par le produit de déchet de meunerie qu’est la glume de Sorgho.

On peut également teindre’sur table de verre en ménageant une des faces de la peau, soit la fleur (côté externe), soit la chair

(côté interne). Le côté chair est teint dans les peaux de daim, de chamois et de Suède.

Mode opératoire. — On étale la peau à plat sur table de verre légèrement bombée et parfaitement lisse. On colle à l «étire » douce et on brosse en partant du centre et en rayonnant vers les bords avec la solution du colorant qui est contenue dans une jarre en terre vernissée.

Lorsque la peau est uniformément imprégnée, on applique avec une autre brosse la solution du sel métallique qui doit don- ner la teinte, on rince et on essore à l’«étire » pour unifier la teinte et empêcher les nuances qui ne manqueraïent pas de se former, on nourrit à l’émulsion de jaune d’œuf et on laisse sécher. Puis, on palissonne.

Les gris au fer et les bruns et beiges aux bichromates alcalins, sont les. seules teintes courantes, les autres teintes sont trop fantaisie pour être employées de façon industrielle en ganterie ou chaussure, elles sont au contraire très bien pour les étoffes.

— Essais de résistance à la lumière.

Chaque échantillon de laine et de soie a été exposé sur un carton blanc avec les indications. Ce carton blanc garni de bandes transversales dèe ces échantillons est recouvert à moitié sur toute sa longueur par un autre carton plié en deux dans le sens de la longueur et fixé en haut, en bas, au milieu, à Paide de pinces. Cette carte ainsi préparée fut exposée au soleil d’été pendant tout un mois, en juin-juillet 1918. |

Résumé.

Tous ces procédés donnent sensiblement les mêmes nuances sur laine et sur soie et aussi sur peau de ganterie blanche, et des teintes un peu différentes sur coton. |

La solidité est un peu moindre sur soie, ce qui se produit généralement en particulier pour la cochenille et l’indigo.

Les nuances obtenues sur dissolution d’étain et sur mordant

de chrome ou chromatage après teinture sont particulièrement solides. Elles le sont davantage que la moyenne des colorants commerciaux, On ne peut non plus obtenir des tons violet rouge aussi solides avec aucun colorant naturel (orseille, cochenille ammoniacale).

Le mordant d'élection est le bichlorure d’étain qui donne de belles teintes amarante et cramoisi, vives, solides et faciles à obtenir.

La teinture sur mordant de chrome donne également des nuances corsées, bordeaux et violet rouge, d’une bonne qualité.

Le chromatage après teinture donne des nuances brunes, rappelant celles du brun d’anthracène (anthragallol), particulièrement solide, et équivalente comme solidité.

Toutes ces nuances sont solides au lavage. Elles virent un peu au violet sous l’influence des alcalis, mais sans baisser sensiblement de ton. On peut ramener les teintes avec un acide étendu.

Tous ces essais ont été contrôlés par mon regretté ami Valette, directeur du laboratoire des Gobelins, qui avait bien voulu faire de son côté les essais de résistance, tels qu’ils se font à la Manufacture nationale.

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