‹ Le Soudan EgyptienChapitre 16 sur 38 · Egyplian Gazelte, novembre · texte numérisé non relu

Egyplian Gazelte, novembre

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Deux solutions se présentaient : celle de Chérif Pacha, réprimer la révolte et maintenir l’autorité khédiviale sur le Haut-Nil ; et celle de l’Angleterre, abandonner le Soudan à lui-même. La thèse du ministère Chérif, avait pour elle de vouloir, coûte que coûte, sauvegarder les intérêts de l'Égypte. La thèse anglaise, tout en paraissant moins élégante, prétendait aussi servir l’intérêt bien entendu de l'Égypte. En apparence donc, elles étaient toutes deux fondées sur le même motif. Faut-il admettre que Chérif Pacha, en refusant de se ranger à l’avis de l’Angleterre, craignait chez cette dernière une arrière-pensée d’appropriation ultérieure du Soudan ? Cela est possible. : Mais c'était une éventualité qu'il n’était pas au pouvoir de l'Égypte d'empêcher de se réaliser. Au reste, il semble indéniable que l’Angleterre, en faisant du Soudan une res nullius, ait voulu, en dernière analyse, ménager l'avenir pour elie. Cela, c’est le côté politique. En réalité, la question se présentait ditféremment. Le Mahdi était un ennemi puissant, redoutable. L'Égypte avait déjà perdu, à le combattre, des milliers d'hommes. Il ne fallait pas songer, pour étouffer un mouvement de révolte aussi formidable, aux forces qu’on avait au Soudan (1).

Pour venir à bout du Mahdi, il eût fallu organiser

une expédition nombreuse, coûteuse, une expédition

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