‹ Le Soudan EgyptienChapitre 27 sur 38 · R. de Caix, op. cil., pe · texte numérisé non relu

R. de Caix, op. cil., pe

Sarkissian

mis » ne laissait aucun doute: c’étaient des Français.

Le 10 septembre 1898, le Sirdar quittait Omdurman pour le Sud, emmenant avec lui cinq canonnières, deux bataillons soudanais, une compagnie de « highlanders », une batterie égyptienne, et, le 19, arrivait à Fachoda (1).

Le capitaine Marchand s’y trouvait avec 120 Sénégalais et 8 officiers (2). Le drapeau français flottait sur le fortin de Fachoda depuis le 10 juillet 1898. Une entrevue eut lieu, entre le Sirdar et Marchand, où chacun prétendit occuper la place au nom de son Gouvernement. Lord Kitchener déclara en plus « que la présence à Fachoda et dans la vallée du Nil d’une troupe française, était regardée comme une violation directe des droits de l'Égypte et de la Grande-Bretagne » (3).

« La rencontre des deux hommes est le combat de deux craintes : c’est par la crainte de la défaite immédiate que Kitchener peut manœuvrer Marchand ; c'est par la crainte d’une guerre nationale que Marchand peut contenir Kitchener (4). » La partie à jouer

était trop grave pour qu'un conflit en surgit : aussi,

1. Lieut.-col, Count Gleichen., The Anglo-Egyptian Sudan, London, 1905, t. I, p. 266.

2 HR desCAIxX, OD: CL, D. 248.

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