‹ Le Soudan EgyptienChapitre 29 sur 38 · Cité par J. Cocheris, op. cil., p · texte numérisé non relu

Cité par J. Cocheris, op. cil., p

l'Egypte, proclamer les droits de ce pays(sur le Soudan), s’en faire... une barrière, c'était fournir des arguments et réserver l'avenir pour la politique ans glaise (1). »

Aussi,le Cabinet de Londres et l'opinion publique en Angleterre, ne se firent-ils pas faute d’invoquer l’argument que la France leur fournissait. Lord Lansdowne le rappela dans un discours public : « La diplomatie française a toujours soutenu que l'Égypte conservait ses droits sur les territoires que l'Égypte avait abandonnés (2). »

Mais la question de Fachoda se présentait, dans la réalité, d’une façon encore plus malencontreuse. M. d’Estournelles dit à la Chambre : « On ne peut prétendre que l’affaire de Fachoda n'est qu'un accident fortuit, isolé ; c’est au contraire un aboutissement. » Rien de plus exact. C'était l'aboutissement des protestations françaises, jusque-là vaines, contre l’occupation de l'Égypte par l'Angleterre. Il s’agissait, comme on l’a souvent dit, de rouvrir sur le terrain la question d'Égypte. Lorsqu'on pense aux moyens dont disposait la mission Marchand, à son insignifiance numérique; lorsqu'on se reporte à la situation de fait prépondérante acquise par l'Angleterre en

Égypte, à ses prétentions nettement manifestées sur

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