‹ Le Soudan EgyptienChapitre 30 sur 38 · R./de Caix,-0p.-cit., p · texte numérisé non relu

R./de Caix,-0p.-cit., p

2, Le Temps, 17 novembre 1898,

le Haut-Nil ; lorsque, d'autre part, on considère l’intérêt vital qu'a l'Égypte à ce que, d’un bout à l’autre, le Nil soit sous sa domination, on ne peut s'empêcher de reconnaître que cette manière de rouvrir une question aussi importante que celle de l'Égypte, était, pour une grande nation comme la France, une faute lourde. « Nous étions sûrs de rencontrer (sur le Nil) après tant de traités conclus par les Anglais, après la déclaration Grey et la mise en marche des troupes égyptiennes, une Angleterre absolument résolue à tout (1). »

La question d'Égypte ne nous intéresse qu’autant qu’elle est liée à celle du Soudan, et, pour envisager utilement cette dernière, il importe de ne pas perdre de vue un seul instant que c’est en territoire soudanais que le Nil se forme, et coule sur plus de 2.000 kilomètres.(/est un lieu commun que de développer l’importance du Nil pour l'Égypte. Tout ce qu’on pourrait dire à ce sujet se résume dans la parole d'Hérodote : « L'Égypte est un présent du Nil. » Cela étant, conçoit-on qu’une puissance autre que celle qui occupe l'Égypte — si efficacement dans l'intérêt de tous — püt s’installer dans le Haut-Nil ? On a dit que la déviation du cours du Nil par une

volonté humaine était une chimère (2). Il n’en est

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